Où va la photographie ? Il y a aujourd’hui de quoi grandement s’inquiéter. Nous ne parlons pas ici de la marque Pentax en particulier, mais bien du monde de la photo en général. Le marché des ventes s’est écroulé puisqu’il a été divisé par 4 en seulement 8 ans. En France et en Europe, les professionnels ont vu leur revenu grandement chuter. Il semble qu’un quart des photographes professionnels touchent moins de 500 € par mois, et moins de 5 % d’entre eux atteignent les 50000 € annuels.
Si ce n’est pas encore la misère, quoique, on n’en est plus très loin. Entre les tarifs d’achat qui ont diminué, la déferlante de l’Intelligence Artificielle et le vol organisé des clichés, la vie des professionnels est compliquée. Par vol, nous sous-entendons ici les récupérations d’images sur internet sans autorisation, les concours qui exigent l’abandon des droits pour les participants, ainsi que tous les procédés inventés pour obtenir des images sans débourser le moindre sou.
Les inquiétudes grandissantes autour de la photographie
Le smartphone a gagné la bataille
Quand j’ai assisté à la présentation de l’iPhone par Steve Jobs au Palais des Congrès de la Porte-Maillot à Paris fin 2007, j’étais loin de me douter que cet appareil et ses semblables allaient tailler des croupières aux APN. Aujourd’hui, certains smartphones proposent d’excellents clichés, avec une belle définition et de belles couleurs. Et comme d’autres développeurs peuvent proposer des logiciels contrôlant l’électronique, des tiers parfois connus se lancent dans la danse.
C’est le cas de Leica qui propose désormais un logiciel de prise de vue. Or, si en numérique le matériel est très important, le logiciel associé l’est tout autant. Pentax a toujours été très doué pour mieux exploiter le capteur Sony que le constructeur lui-même. Rien n’interdit à Leica, Fuji et consorts d’en faire de même sur les smartphones pour tenter de vendre leur savoir-faire.

Le risque de l’IA générative
Beaucoup, dont nous, se sont interrogés sur le risque IA permettant de créer des images à partir d’une description. S’il y a encore une année, les photos proposées étaient peu réalistes, tout a énormément progressé. On est désormais en droit de penser que les algorithmes vont menacer des pans entiers de la photographie commerciale et de son pendant, l’iconographie. Pourquoi payer alors qu’il suffit de décrire ce que l’on veut dans une interface et que, peu après, ce qu’on a demandé s’affiche ?
Certes, on peut supposer que, d’une certaine manière, au moins un nouveau métier va faire son apparition avec cet outil IA, car il faudra bien maîtriser ces nouveaux outils. On s’aperçoit rapidement que, suivant la description, les résultats peuvent être très différents !
Et puis il y a tous les enjeux moraux et légaux. À qui appartient une telle œuvre issue d’emprunts à droite et à gauche ? Sans compter la question du vol des clichés. Car, pour pouvoir nourrir les IA, les éditeurs sont allés piocher allègrement dans vos clichés. Avec ou sans votre accord.
L’IA pourrait-elle faire disparaître la photographie traditionnelle ?
C’est dans le domaine du possible. Mais de quelle photographie traditionnelle parle-t-on ? Celle des Nadar, de Doisneau, de Layton Hewitt, de Vincent Munier ou de Soazig de la Moissonnière ? Car la photographie a fortement évolué depuis son apparition. La pellicule couleur n’a pas tué la photo noir et blanc. Laquelle ne s’est jamais aussi bien portée que maintenant ! Le numérique n’a pas dégommé l’argentique qui garde toujours un pré carré.
Si on doit prendre un exemple comparatif, on peut citer la peinture. Il y a eu de nombreux courants du figuratif au pointillisme. Et aucun n’a fait disparaître les autres. Tous ont continué à exister. Pourquoi en irait-il autrement pour la photo ? Dans les années 2000, la majeure partie des acteurs avaient parié sur la disparition du procédé argentique. Kodak avait même disparu du circuit. En 2024, il n’en est rien et l’argentique est plus vivant que jamais.
L’évolution des arts graphiques
On peut constater que les arts graphiques ont évolué au fil du temps. Les habitudes, les usages d’aujourd’hui ne sont plus exactement les mêmes qu’hier. Mieux, on combine les techniques. Avant, et encore aujourd’hui pour certains, on prend la photo en numérique, on la traite pour ensuite l’exposer ou l’imprimer. Avec de beaux tirages.
La jeune génération qui tente de s’approprier l’argentique a une approche différente. Ces nouveaux opérateurs de prise de vues vont numériser les clichés pris et les partager en ligne sur Instagram, Flickr ou les nouveaux réseaux sociaux ! Une démarche troublante qui interroge. Pourquoi de l’argentique numérisé et quel est l’intérêt ? Ils numérisent parce que la seule façon qu’ils ont de montrer leurs images en 2024 passe par les réseaux sociaux.
Demain, une des pistes possibles est une forme de mariage entre la photo et l’image artificielle. Une autre forme d’art qui peut donner des résultats intéressants. Selon la sensibilité des artistes, et leur préférence. En ce sens, des logiciels comme Luminar ont été précurseurs avec la possibilité de remplacer des pans entiers d’une image par des plans en provenance d’autres sources.
L’IA dans les logiciels de post-traitement
Ici il ne s’agit plus de créer artificiellement des images à partir d’une description, mais « d’améliorer » une prise de vue classique avec des logiciels spécialisés. Il existe aujourd’hui deux approches selon les outils. La première est d’utiliser l’IA pour remplacer des parties de l’image comme le ciel (une spécialité où est passé maître le logiciel Luminar). La deuxième pour aider à la correction des prises de vue.
Le logiciel Imagen, récemment sorti, apprend comment un photographe traite ses clichés sous Lightroom en analysant le stock existant, avant de reproduire sur de nouvelles images. Plus le stock de photo à analyser est conséquent, avec des pratiques variées, meilleur est le travail par la suite. Les quelques résultats que j’ai observés sont assez bluffants.
Là encore se pose la question du travail du photographe. Doit-il laisser dans les mains d’un logiciel sa façon de travailler ? Un logiciel qui saura reproduire presque à la perfection ce que ce photographe aura mis des années à concevoir., c’est-à-dire sa touche artistique, sa vision, son interprétation. Ce qui fait l’essence du photographe. Mais que lui restera-t-il ? J’ai été assez stupéfait d’entendre un professionnel trouver cela très bien, car cela allait lui libérer du temps pour prendre encore plus de clichés. Je suis sans doute passéiste, mais c’est inquiétant. Oui, il va gagner du temps parce que le logiciel va travailler à sa place, et plus vite. Au-delà, que perdra-t-il ? Cela reste à déterminer.

Là où les choses vont loin, c’est que l’éditeur récupère les profils utilisateurs de certains photographes qui auront adopté cette fonctionnalité, afin de les proposer, gratuitement ou pas, à tous les amateurs. Beaucoup trouveront cela très bien. Ce n’est pas ma vision de la photographie.
Les influenceurs, parfois des parasites
Rien n’est perdu, à condition de suivre les conseils des gourous influenceurs. Ces gloires vivantes sur terre proposent des vidéos dans lesquels ils partagent (en partie) leur savoir. Ils ont créé des formations « Devenez photographe en 10 leçons » ou « Formez votre œil de photographe pour libérer votre créativité ». Ce sont des experts, parfois autoproclamés, sur nombre de sujets (au risque de répandre de mauvaises infos). On peut même trouver des maitres artisans en photographie (sic !). Le ridicule ne tue pas, fort heureusement.

Les propos de certains influenceurs sont devenus franchement épuisants, à défaut d’utiliser un autre terme. Certes, les revenus globaux sont en baisse constante, en corrélation avec la courbe des ventes. Les leurs aussi donc. Mais cela n’explique pas la mauvaise foi, le parti-pris de certains vis-à-vis des autres marques. Des marques différentes de la leur. Si on appartient à la secte Sony, les autres ne font que de la merd… Cela vaut aussi pour Canon, Nikon, Fuji, Leica, Pentax, etc.
Ne soyez pas naïfs et pleins d’illusions. Remettez en cause ce que l’on vous dit. Et si vous rencontrez un de ces « maitres artisans » en photographie, fuyez !
Les raisons de croire en un avenir de la photographie
Une bonne nouvelle pour commencer, parce qu’il en faut bien une, le marché des appareils photo a connu enfin une stabilisation, voire un léger rebond.
Le rebond des ventes se confirme
Il suffit de lire les chiffres.
2023 : 6.001 million bodies (+1.25 %), 9.639 million lenses (-0.92 %) 2022 : 5.927 million bodies (+10.8 %), 9.7 million lenses (+1.6 %) 2021 : 5.348 million bodies (+0.75 %), 9.55 million lenses (+6.1 %) 2020 : 5.308 million bodies (-37.3 %), 9 million lenses (-36.6 %) 2019 : 8.462 million bodies (-21.4 %), 14.2 million lenses (-21.1 %) 2018 : 10.76 million bodies (-7.9 %), 18 million lenses (-6.4 %) 2017 : 11.68 million bodies (+0.6 %) 19.22 million lenses (+0.156 %) 2016 : 11.61 million bodies (-11.1 %), 19.19 million lenses (-11.6 %) 2015 : 13.06 million bodies (-5.6 %), 21.7 million lenses (-5.2 %) 2014 : 13.84 million bodies (-19.2 %), 22.9 million lenses (-14.2 %) 2013 : 17.13 million bodies (-15 %), 26.7 million lenses (-12.2 %) 2012 : 20.16 million bodies (+28.5 %), 30.4 million lenses (+16.9 %) 2011 : 15.69 million bodies (+21.7 %), 26.0 million lenses (+19.9 %) 2010 : 12.89 million bodies (+30 %), 21.69 million lenses (+34.7 %) 2009 : 9.91 million bodies (+2.2 %), 16.1 million lenses (+2.5 %) 2008 : 9.7 million bodies (+17.4 %), 15.7 million lenses (+25.6 %) 2007 : 8.26 million bodies, 12.5 million lenses
Après avoir connu un pic en 2012, le marché de la photo n’a fait que décroitre inexorablement jusqu’en 2020, année qui fut la pire en termes de vente. Il semble que l’on ait atteint à ce moment-là le seuil le plus bas. Depuis, l’érosion s’est arrêtée et il semble que l’on assiste à un léger redressement. Lequel devra être confirmé sur les prochaines années. On reste tout de même très loin de l’année 2019 ! Ne parlons même pas de 2012.
Il est fort possible que suite aux divers bouleversements, comme le triomphe des smartphones, le marché mondial stabilisé représente plus ou moins 6 millions d’unités par an. Ce sera à suivre.
Le succès des hybrides
Un succès indéniable puisque les hybrides sont désormais en tête des ventes. Le marché se partage entre Canon, Sony, Fuji et Nikon. Le géant Sony, après avoir longtemps fait la course en tête, a connu une faiblesse sur le marché, suite à de récents modèles qui n’ont pas convaincu. Cela a profité grandement à Canon. Nikon quant à lui connait un redressement, profitant lui aussi de la baisse des parts de marché de Sony.
Le couple CaNikon cannibalise principalement les ventes de Plein Format depuis le début de l’année 2024, mais ne réussit pas à convaincre sur le segment APS-C. Qui est presque devenu une chasse gardée de Fuji ! Lequel est l’autre grand gagnant pour le moment, nombre d’anciens APS-C-istes s’étant tournés vers cette marque. Dont de nombreux anciens Pentaxistes qui souhaitaient continuer dans ce format ou en Moyen-Format.
- DSLR Units : 374.6K (-17% YTD)
- Mirrorless Units : 1924K (+17% YTD)
- Compact Units: 718K (+7% YTD)
- Lenses for smaller than 35mm sensors Units: 1936K (+9% YTD)
- Lenses for 35mm and larger sensors Units: 1887K (+12% YTD)
- DSLR : China 09.5%, Asia 06.8%, Japan 4.2%, Europe 36.2%, Americas 41.6%, Other 1.7%
- Mirrorless : China 30.7%, Asia 15.6%, Japan 09.7%, Europe 18.8%, Americas 21.7%, Other 3.6%
- Compact Units: China 11.2%, Asia 11.9%, Japan 24.2%, Europe 21.0%, Americas 27.3%, Other 4.4%
- Lenses : China 23.1%, Asia 14.0%, Japan 11.8%, Europe 22.2%, Americas 25.3%, Other 3.6%
Cela signifie t-il que le reflex est mort ? Pas vraiment. Bien que le marché hybride augmente fortement, il se passera encore quelques mois avant que la situation ne s’inverse. Cela tient aux facteurs suivants :
- Même s’il n’y a plus d’annonces de nouveaux reflex ou de nouvelles optiques, il reste encore du stock chez les fabricants. Mais attention, pas de nouveautés ne veut pas dire plus de production. Tous ont indiqué qu’il n’y aurait plus de nouveautés, pas qu’ils arrêtaient d’en fabriquer.
- Les industriels ne sont pas fous. Le parc reflex existant est énorme puisque cela fait plus de 20 ans qu’ils en vendent. Tous les possesseurs ne vont pas migrer du jour au lendemain, cela prendra des années. En attendant, tant que ce sera rentable de produire et de vendre, ils le feront.
Le succès non démenti du Noir et Blanc
Malgré les mauvaises langues, le Noir et Blanc reste indémodable. Ceci malgré la généralisation des appareils photo numériques dont les capteurs à matrice de Bayer, TransX (Fuji) ou Fovéon (Sigma) ont ancré durablement la couleur dans le paysage. Rares sont les modèles à disposer des capteurs monochromes (le Pentax K-3 III Monochrome ou les Leica M11 Monochrome par exemple). Mais pour les aficionados de cette pratique, il existe heureusement de nombreux logiciels capables de proposer des conversions NB intéressantes (à l’instar de SilverFX). Sauf qu’on prend en fait une image en couleurs qui sera convertie ensuite en monochrome (directement par l’APN ou en PT), ce qui a des avantages (l’équilibre des teintes s’effectue en PT) et des inconvénients (un moiré et du bruit plus importants).

Un capteur monochrome permet de s’affranchir de la matrice colorée. Chaque photosite capture donc la totalité des photons qui lui parviennent, du violet au rouge. Ce qui a comme conséquence une sensibilité supérieure, un bruit numérique qui apparaît plus tardivement et une réduction du moiré puisqu’il n’y a plus qu’une seule source de moiré : celle des photosites.
Mais cela n’explique pas pourquoi le N&B rencontre un succès certain. Pourquoi, alors que la couleur domine, l’engouement reste aussi vivace ? Qu’est-ce qu’on aime retrouver dans une photo en noir et blanc ? Cela tient sans doute sur ces éléments :
- Sans l’aspect chromatique, il est presque impossible de dater avec précision la prise de vue. Il y a un aspect intemporel. Résultat, l’espérance de vie d’une photographie en noir et blanc est bien plus longue que celle d’une photo en couleur.
- La photographie sans couleur reste indémodable en étant tout de même tendance.
- Le N&B permet une lecture qui va à l’essentiel, sans être distrait par la couleur qui est absente. On approche de l’épure où il ne reste que la composition, les formes, les lignes, les contrastes, la mise en valeur des lumières et des textures. Rien qui ne va parasiter le regard.
- Une photographie monochrome aura souvent beaucoup plus de pouvoir sur les émotions de celui qui regarde que celle en couleur. C’est que le noir et blanc en photographie se concentre beaucoup plus sur les expressions, les contrastes forts et les lumières. Le pouvoir évocateur de la photographie en noir et blanc est évident, dans la mesure où une photo en noir et blanc raconte davantage une histoire que celle en couleur.
Le revival de l’argentique
Alors que dans les années 2000, la majeure partie des acteurs avaient parié sur la disparition du procédé argentique, on se rend compte en 2024 qu’il n’en est rien. De nouveaux films font leur apparition et Pentax, profite de la vague en proposant son Pentax 17. Un marché de petite niche existe. Il n’y a pas eu de nouveaux boîtiers argentiques depuis 30 ans. Alors, pourquoi pas ?
Ce Pentax 17 rencontre un important succès. Depuis sa sortie, il a été déjà deux fois en rupture de stock. C’est à la fois une bonne nouvelle, mais aussi une mauvaise. Bonne parce que cela va compenser la R&D investie pour reconstruire un appareil photo argentique en 2024. Bonne parce que cela va sans doute conforter Ricoh Imaging de mettre en route le développement d’un reflex argentique plus traditionnel. Mauvaise, car cela éloignera un peu plus les ressources financières du numérique.
En cette fin d’année, beaucoup d’interrogations se bousculent au portillon. L’avenir est une nouvelle fois incertain. Pour les pentaxistes, la situation semble pire. On y reviendra très prochainement.

3 réponses
Permettez-moi d’entrevoir un futur plus ouvert mais, tout dépend pour qui, votre excellent article le démontre bien.
Comme toutes professions, celle de « photographe » a fortement évoluée depuis son avènement, toujours, et ce, à chaque évolution du savoir-faire, du matériel. Le « négatif » (calotype) a réellement donné le la, le collodion humide a remisé le daguerréotype, le « 135 », celui du tripode, etc. Nous vivons l’aventure du « téléphone intelligent »*, celui qui fabrique des images comme une majorité d’opérateurs souhaite obtenir. Voilà qui est parfait.
Depuis longtemps déjà, le « photographe de quartier » ne photographiait pas ou prou, son activité était quasi réduite à celle du commerce de produits dérivés pour la photographie (matériels, consommables voire, services de laboratoire). Le preneur de vues, lui, plus rare, se contentait de réaliser techniquement ce qu’un commanditaire ne pouvait faire lui-même pour faire connaître sa production, immortaliser-enregistrer un évènement public ou privé. Puis un dernier, beaucoup plus rare encore mais très bon psychologue-commerçant a su vendre, très cher, l’égocentrisme de son client…
Dans ces opérations, s’il y a « création », l’œuvre de l’esprit se limite à celle du commerce (le sang en fait partie, il est transformé en tonnes de papier vendu même lorsque les photographes engagés sont sincères). Donc, le pousseur-de-bouton tend à être remplacé par un robot, au mieux un drone, au pire, par une machine à piller l’existant iconographique pour produire l’image attendue (éloignée du factuel, tout comme peut l’être une image publicitaire).
La photographie, celle qui se passe d’immatérialité, se porte et se portera toujours bien ; elle sera, encore et toujours, en marge. Ce n’est pas celle-là qui fera vivre les multinationales mais, est-ce sa vocation ?
* Comment une machine peut-elle être qualifiée d’intelligence ? c’est-à-dire, faire face à une situation nouvelle, dont une machine ne peut répondre que par expériences cumulées.
Vous avez tout à faire le droit d’avoir une opinion différente, bien heureusement !
Quant à l’Intelligence Artificielle, elle existe. Vous semblez dire qu’une machine ne peut être qualifiée d’intelligente car elle ne peut répondre que par expériences cumulées. Pourtant, l’être humain aussi répond par expériences cumulées, en se fondant sur ce qu’il a appris..
Sans doute faut-il considérer que l’intelligence ne concerne que les êtres animés. Bien sûr que notre intelligence existe et évolue en fonction des acquis mais la machine répond à une demande préétablie selon des critères particuliers en rapport avec une certaine finalité (capitaliste ?). D’où incompatibilité entre « intelligence » et « artificielle » ; juste une question de langage.
(Et, sincèrement, merci pour vos articles – même si je ne les lis pas tous :-)))