Les coûts cachés de la photographie

cout caché

Quand on achète un appareil photo, surtout si c’est le premier, on pense souvent qu’il suffit d’acquérir un boîtier et un objectif (parfois en kit) et qu’on a atteint l’arrivée. Malheureusement, ce n’est pas le cas. L’acheteur n’a fait que la moitié du chemin, car il existe de nombreux coûts cachés ! Des achats supplémentaires qu’on ne soupçonne pas avant l’achat. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, cela concerne tous les acheteurs et possesseurs d’APN.

Dans un article précédent portant sur le changement de marque, ce point avait été déjà abordé, mais de manière rapide. Nous revenons aujourd’hui sur ces coûts cachés, afin que vous soyez en mesure de mieux connaître le budget total nécessaire.

Les coûts obligatoires

Il s’agit ici des achats dont on ne peut pas se passer, ou du moins, difficilement, au prix de certains sacrifices.

Un ordinateur assez puissant pour les 3 années à venir

Votre équipement informatique actuel a-t-il une puissance suffisante pour gérer votre photothèque d’aujourd’hui et de demain ? Est-il assez puissant pour vous permettre de traiter des RAW qui sont parfois très lourds (entre 30 et 80 Mo par image) ? Êtes-vous capable d’attendre 30 secondes par action là où il n’en faudrait qu’une seule ? Toutes ces questions doivent être posées. Car les APN nécessitent un ordinateur pour stocker et post-traiter vos clichés. Si vous n’en avez pas, il faudra en acheter un. Si vous en avez un, est-il assez récent pour faire face ?

Pour traiter les images, votre ordinateur, en 2025, ne doit pas être bloqué sur un ancien OS (par exemple Windows 7) et doit disposer d’au moins 16 Go de mémoire. Les logiciels évoluent chaque année et l’arrivée massive de l’IA dans ceux-ci va nécessiter de plus en plus de puissance.

L’écran

Si vous avez déjà un ordinateur, vous avez déjà un écran. Mais, sans même rentrer dans des problématiques de calibration, deux questions méritent d’être posées :

  • Est-il suffisamment grand ? Un portable 13″ c’est bien en voyage, mais pour traiter des centaines d’images, ce n’est pas extraordinaire. Il faut au moins un 24″ pour travailler à l’aise, sans se fatiguer la vue.
  • Est-il assez fidèle dans la reproduction des couleurs ? S’il affiche du rouge orangé à la place du magenta, vous risquez d’avoir des surprises.

cout caché : les écrans

Si votre écran est déjà exempt de gros défauts, tant mieux pour vous. Mais si ce n’est pas le cas, il conviendra d’investir dans un moniteur capable d’une certaine fidélité des couleurs. Sans acquérir un « vrai » écran photographique qui coûte très cher, Asus et surtout Dell proposent des dalles offrant de bonnes couleurs, à des tarifs relativement abordables :

Si on peut obtenir un bon moniteur pour une activité photographique à un prix raisonnable, au final, le budget s’alourdit tout de même un peu plus.

À noter que Apple a toujours eu une bonne réputation pour leurs écrans, portables inclus. Côté Intel, ceux qui s’en tirent le mieux dans le monde portable sont certains Dell et certains Sony. Mais pas tous.

Stockage et sauvegarde

L’espace disque initial de votre ordinateur est peut-être limité. Du moins, il n’est pas assez grand pour contenir tous vos documents, musique, applications et quelques milliers de photos. Les photos prennent de la place. Un RAW de 36 à 45 Mpx, c’est pas moins de 50 Mo le fichier. En JPEG, environ 3 fois moins. Mais tout ce même, cela représente de l’espace. Si vous prenez ne serait-ce que 5000 clichés dans une année, il faudra 250 Go d’espace disque. Ceci pour le stockage initial.

Si on conseille souvent que les photos soient sur un disque dédié autre que celui qui contient l’OS et les applications, il ne s’agit pas d’une obligation. Certes, en cas de panne de ce dernier, cela évitera d’avoir tout perdu. Mais tout dépend de votre façon de travailler et surtout de la mise en place d’un plan de sauvegarde ou pas.

Il faut sauvegarder vos données. Nous l’avons suffisamment dit dans le passé et nous le referons à l’avenir. Cela implique que vous devez mettre en œuvre une organisation rigoureuse. Il faut non seulement effectuer une sauvegarde régulière de toutes vos données sur au moins un autre disque, mais aussi avoir un duplicata, une copie conforme, qui pourrait être stocké ailleurs que chez soi. Soit un disque dur que vous mettrez chez vos enfants, parents, familles, amis, soit au travers d’un espace de type cloud. À vous de choisir. Mais tout vaut mieux que perdre vos photos. Seul celui qui n’a rien perdu ne comprendra pas.

Un disque de 3 To, comme ce modèle de WD, revient à environ 120 €. Si on en prend un second, d’une autre marque, comme ce Toshiba, les coûts dépassent facilement les 300 € de budget. Le choix de prendre des disques de marques différentes s’explique par le fait de réduire les risques de défaillance en cas d’incidents lors de la production. Et si on est un peu parano pour ses données, un disque en RAID 1 augmente sérieusement les coûts, mais aussi la sécurité. Vos images n’ont-elles pas un prix ?

La carte mémoire

La carte mémoire est au numérique ce que la pellicule est à l’argentique. Sans elle, il n’y a pas de photos ! Or, quand on achète un APN, ce dernier est, sauf rare exception, toujours vendu sans la carte mémoire nécessaire et indispensable pour y stocker les prises de vue. Un point de détail que presque tout le monde oublie !

Certes, certains appareils, comme le Ricoh GR III, ont un peu de mémoire intégrée, souvent autour de 2 Go, ce qui permet temporairement de pallier l’absence de carte. Mais d’une part il ne s’agit pas d’une situation pérenne, d’autre part, ce cas de figure est assez rare. La majeure partie des APN ne dispose pas de mémoire. Si vous allumez l’appareil et tentez de prendre une photo, vous aurez droit à un gentil message d’erreur, indiquant qu’il n’est pas possible d’enregistrer l’image. L’investissement est donc obligatoire.

La capacité de la carte ne doit être ni trop grande (évitez les cartes qui dépassent allègrement les 128 Go), ni trop petite (inférieures à 16 Go).

Certains vendeurs proposent aux acheteurs des cartes mémoires. Attention aux tarifs, souvent prohibitif par rapport à ce qu’on peut trouver ailleurs, et aux marques ! Sur ce point, le moins cher n’est pas le meilleur. Trop souvent, les prix bas sont synonymes de problèmes à terme. Faites plutôt confiance à des marques connues, comme (non exhaustif) :

  • SanDisk, Lexar, Sony, Prograde pour les carte SD / Micro-SD
  • Prograde, Sandisk, Angelbird pour les CF Express type B

Autres détails dont il faut tenir compte, les magasins où l’on achète (la plateforme eBay est souvent connue pour être un lieu où les vendeurs proposent des produits de marque, mais falsifiée) et les normes de vitesse recommandées par la marque.

Les batteries

Les batteries sont annoncées pour permettre la prise de vue d’un certain nombre de clichés. C’est la théorie, version constructeur. Dans la pratique, il en va autrement. Mon K1 mk II a une batterie prévue pour 800 photos. Dans la pratique, je vais faire entre 500 et 1200. 1200 images en studio où je vais shooter de manière quasi continue. 500 si j’utilise le GPS intégré et l’écran arrière afin de vérifier que je n’ai pas commis de grosses erreurs. Le GR III, quant à lui, tient à peine 220 déclenchements et le Canon R5, entre 300 et 400 images. Les hybrides, cela consomme plus d’énergie. Sans compter que, même à l’arrêt, un APN peut consommer un peu de courant (n’est-ce pas M. Canon ?). Et puis, une batterie s’use avec le temps, tenant moins la charge initiale.

Petit détail à ne pas oublier, si vous avez plusieurs APN différents, certaines familles sont compatibles et peuvent s’échanger les batteries, mais ce n’est pas toujours le cas.

Quand vous faites une sortie photo et que, brutalement, votre APN s’arrête, quelles sont vos solutions  ? Malheureusement, pour avoir déjà vécu la chose, sauf si vous faites appel à un ami, il ne vous reste qu’une solution : E.T. retourne maison ! Avoir au moins une batterie supplémentaire est impératif.

Si vous l’achetez chez le constructeur, il faudra compter entre 80 et 120 € par batterie. Si vous vous dirigez vers des nonames, ce sera environ deux fois moins cher. Avec l’expérience, on se rend compte que les batteries originales tiennent toutefois mieux la charge dans le temps que bien des nonames. Pour ces dernières, privilégiez des marques connues comme K&F, Patona, celles vendues par AboutBatteries, voire Samllrig. Attention aux marques exotiques qui peuvent plus facilement causer des ennuis (comme des explosions) !

Il faut posséder entre 2 et 5 batteries par APN. Cela dépendra de vos appareils et des usages. Si vous avez la possibilité, l’idéal est d’avoir un mélange de batteries d’origine et des nonames. En privilégiant pour ces dernières, quand c’est possible, celles qui disposent d’une prise USB-C intégrée, ce qui augmente les possibilités de charges.

À 50 € les modèles génériques et 100 € l’originale, il faut ajouter 200 € au budget pour disposer de 4 batteries en tout.

Au fait, n’oubliez pas de charger vos batteries, cela peut être utile…

Le chargeur de batterie

Et puisqu’on parle de charger la batterie, avez-vous déballé votre appareil ? Une des choses que l’on s’attend à trouver est le chargeur de batterie. Sauf que si vous avez acheté le Nikon Z50 II, le Nikon Z6 III, le Sony α 7C, le Pentax K-3 III, le Ricoh GR III, le Fuji X-H2S ou quelques autres modèles, le chargeur n’est plus inclus dans le package. Désormais, pour recharger la batterie, il faut brancher le boîtier à un adaptateur secteur via un câble USB-C. Sauf que si ce câble est parfois fourni, ce n’est que rarement le cas pour le chargeur, qui est lui aux abonnés absents (sauf chez Fujifilm). Vous devrez donc en acheter un, ou mutualiser avec celui du smartphone ou de l’ordinateur. Pour le moment, Canon ne participe pas à cette tendance, mais pour combien de temps encore ?

Vous devrez investir, c’est obligatoire, en achetant un vrai chargeur de batterie externe, qui ne mobilisera pas l’appareil pendant la charge. Car, la solution retenue par les constructeurs oblige d’immobiliser l’APN à proximité d’une prise électrique… Pratique si vous êtes sur une plage à Bora-Bora ! Petit conseil, privilégiez un chargeur avec au moins deux emplacements de batteries (et surtout avec une prise USB-C, bien plus efficace en terme de puissance). Comme cela, la nuit, vous pouvez les mettre en charge sans devoir vous lever pour changer.

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Quelques exemples de chargeurs de type dual et une alimentation de type GAN, de 120W (suffisamment puissante pour recharger un ordinateur et des batteries en même temps)

Il n’y a pas de petites économies, alors que le prix des appareils photo ne cesse d’augmenter ! Cette façon de procéder pouvait s’entendre dans les années 2000, quand les petits compacts se vendaient à la pelle pour 300 €. Mais quand un APN est vendu à plus de 1000 € (pour les entrées de gamme), c’est difficilement admissible. Mais, comme c’est sous couvert de l’écologie, ça passe !

Le sac photo, un coût presque obligatoire

Oui on peut s’en passer. Et non, on ne peut pas s’en passer.

Évidemment, on peut porter un APN dans sa poche, autour de son cou, en bandoulière. Mais, entre les accessoires et les moments où l’on souhaitera mettre à l’abri son appareil (lieux, transport, intempéries, etc.), on se rend vite compte qu’un sac est indispensable. Et comme aucun n’est capable de s’adapter à toutes les situations, très vite on a deux, ou plus. Souvent plus. Il est très rare qu’un photographe se contente d’un seul. On ne part pas de la même façon en voyage longue durée, en WE, en sortie sur une journée ou une demi-journée.

cout caché : le sac photo
Qu’il soit Lowepro, Vanguard, Pgytech, K&F ou même Décathlon, on finit toujours par avoir besoin d’un sac.

Il convient aussi de le prendre pas trop petit, car, très vite, il vous faudra inclure des accessoires comme les batteries ou d’autres objectifs ! Voire même un second boîtier !

Les coûts pas si-optionnels

Les logiciels

Que l’on souhaite tout simplement gérer les images ou les post-traiter, un ou des logiciels sont nécessaires. Des points que nous avons très souvent abordés dans le passé et qui reviendront certainement à l’avenir.

Pourquoi ?
  • Doit-on gérer ses images ? Il n’y a pas d’obligation en la matière. Mais retrouver simplement un ou plusieurs clichés parmi plusieurs milliers, voire des dizaines de milliers, ce n’est pas chose facile. Se faire aider par un logiciel qui va cataloguer les photos paraît donc judicieux.
  • Post-traiter ses images n’est pas, là aussi, nécessaire. Parce que la photo est techniquement parfaite, que son usage est immédiat et informel. Ou parce qu’on est puriste et qu’une photo doit toujours être le résultat de ce que prend l’APN… En oubliant alors qu’un RAW brut est inexploitable en l’état et, que, pour les JPEG, un traitement imposé a été appliqué par le boîtier. On peut se demander où se trouve la pureté ! Le post-traitement permet non seulement de corriger les défauts techniques des images, mais aussi d’exprimer une vision artistique et d’optimiser leur impact selon leur usage.
Ne pas oublier sa carte bancaire ?

Certains logiciels peuvent être gratuits (i.e. GIMP et Darktable pour le monde libre) ou proposés avec un OS (iPhoto pour le monde Apple, par exemple). D’autres sont payants, avec une licence dite « à vie » (mais limitée à une version donnée), ou sur abonnement (on paye tous les mois ou tous les ans afin d’avoir le droit d’utiliser et recevoir des mises à jour évolutives tant que l’on est abonné). Si, pour ces derniers, le coût est évident et visible, au moment de se lancer dans la photo, on n’y pense pas toujours.

Et puis, même si le logiciel choisi est gratuit, avez-vous pensé au temps passé à l’apprendre ? Encore un coût caché, difficilement quantifiable par contre !

Les « petits » accessoires

Il existe une foule de petits accessoires auxquels on ne pense jamais. Sauf quand on se rend compte d’un manque. Ils sont tellement nombreux que la liste qui suit ne sera sans doute pas exhaustive.

  • Il y a déjà les accessoires liés au nettoyage de l’appareil. Cela va de la poire soufflante au petit chiffon optique pour essuyer la lentille frontale, en passant par les protections écrans. Il existe de nombreux accessoires en vente, mais tous ne sont pas toujours utiles.
  • Les filtres, qu’ils soient de type ND ou polarisant, sont utiles selon les circonstances. Il conviendra de se faire une idée de ce que vous pourriez en faire dans vos usages. N’en achetez pas en se basant sur le fameux « au cas où ». Les vrais bons filtres coûtent cher. Soyez donc attentifs à vos besoins réels.

  • D’autres objectifs : Chaque pratique a son ou ses objectifs de prédilection. Si vous vous découvrez une passion pour la macro, la photo de paysage au grand-angle, la photo de portrait ou la photo animalière, vous risquez d’être limité par l’objectif initialement acheté. Il conviendra d’entamer une réflexion sur ce que vous voulez pratiquer et que vous ne pourrez pas réaliser avec votre objectif initial. Très vite, vous risquez d’en acheter un deuxième, voire un troisième ou plus ! Ce qui impactera drastiquement votre budget ! Attention tout de même de ne pas acheter pour acheter. Inutile d’acheter un objectif dédié à la macro, comme un 100 macro, si vous ne pratiquez pas  !
  • La lumière. Que vient-elle faire ici ? En photo de paysage, vous subissez la lumière. Si elle ne vous convient pas, votre seule action sera de décider de revenir à une autre heure, un autre jour. Par contre, il existe d’autres types d’activités photographiques, comme la photo de portrait, de macro, de packshots, etc., où vous pouvez être maître de la lumière. Et pour cela, il vous faudra des flashs, des déclencheurs, des torches de lumière continue et une foule d’accessoires, comme des trépieds, des girafes, des fonds… qui vont très vite augmenter la facture ! Pourtant, certains APN ont un petit flash. Dès lors, pourquoi s’encombrer d’autres matériels ? Parce que le flash intégré n’est vraiment pas qualitatif ! Il faut l’oublier, sauf pour un dépannage rapide.
  • Les trépieds. Vous en trouverez de très corrects à des prix raisonnables. Mais ils montreront vite leurs limites, par le poids, la stabilité ou l’encombrement. Ce ne sera pas facile de trouver le meilleur, celui qui remplira toutes vos cases. Si votre besoin reste occasionnel, n’investissez pas de trop. Par contre, si l’usage est fréquent, il faudra sans doute accepter d’alourdir la facture. Mais pas dès le début.
  • Les télécommandes, bandoulières diverses et variées, sangles de poignet, etc. La liste peut devenir rapidement immense. Et tous ces accessoires ne sont pas toujours utiles à tous.

 


 

Trop souvent, quand on établit un budget photo, on oublie tous ces points évoqués. Pourtant, ils ont une grande influence sur vos futures prises de vue. Le plaisir peut rapidement devenir un cauchemar si vous ne prévoyez pas une marge de manœuvre dans votre budget initial. Quitte à acheter un appareil moins cher. Certes, vous n’allez pas devoir tout acheter dès le début, mais une bonne partie sera tout de même nécessaire, ne serait-ce qu’une carte mémoire et une batterie supplémentaire.

Alors, soyez prévoyant et pensez à ces coûts cachés avant l’achat.

2 réponses

  1. Bonjour F. merci pour ce très bon article digne d’un financier… Naaaaaan, pas le gâteau !!! ☺☺☺ Effectivement, le matos photo coûte cher mais une passion n’a pas de prix, ce n’est que mon point de vue ! Deux boîtiers, deux fois plus de frais ! Sauf pour le sac qui contient sans mal un K1-II avec son 70/200 et son frère muni, lui, de son 24/70 ! Dans la poche haute, une floppée de cartes SD, deux flashes, AF540 et AF201 ainsi que les Eneloop qui vont bien, plusieurs batteries mais pas les chargeurs. Voilà, ceci représente un budget conséquent, certes, mais qui se trouvera bien vite amorti par le plaisir de shooter quelques années, sans limite, ou presque ! Un autre coût, désagréable celui-ci : LA PANNE (ou l’incident) en cours de shooting… Nous ne pouvons la prévoir… Ben mince, lors d’un photocall, mon flash me lâche ! Quel sera le montant du devis, la réparation vaut-elle le coût ? Encore des sous à sortir pour profiter, à nouveau, d’un flash qui n’est plus au catalogue ! Ou bien une occas’ mais c’est toujours un budget !
    Longue vie au PhotoKlub.

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