La mise au point manuelle, une vraie alternative à l’AF

La mise au point manuelle s’oppose à la mise au point automatique, dite autofocus. La seconde repose sur différents mécanismes et algorithmes, tandis que la première repose sur vos yeux et votre main. Qu’il faut avoir infaillibles ! Mais pour un certain nombre de photographes, ce mode s’impose naturellement, car ils considèrent que l’autofocus est parfois imprécis, que la mise au point n’est jamais faite là où il le faudrait.

Il est vrai que, pendant des années, l’AF a grandement souffert d’un certain nombre de problématiques. Et en souffre toujours en 2025, car le terme automatique engendre toujours une part d’incertitude. On laisse le contrôle de la mise au point à un automate qui fera, certes, de bons choix, mais pas nécessairement les vôtres. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si des marques, comme Pentax ou Canon, permettent la possibilité d’ajuster une mise au point automatique en actionnant la bague de map de l’objectif.

L’idée ici n’est pas de prôner l’une ou l’autre des deux solutions, mais, après une longue série consacrée à l’autofocus, il s’agit de réhabiliter la mise au point manuelle. De montrer qu’il existe une alternative viable et qui peut être très efficace dans de nombreuses situations. Ensuite, ce sera à vous de décider quoi faire.

Doit-on avoir peur de la mise au point manuelle ?

La mise au point manuelle (MF, pour Manual Focus) est une méthode où le photographe ajuste lui-même la netteté de l’image. C’est en tournant la bague de mise au point de l’objectif, sans intervention de l’autofocus, et en observant attentivement le viseur, qu’il va décider du moment où la map est correcte.

Je fais partie de cette catégorie de photographes qui n’utilise guère ce mode de mise au point. Parce que ma vue a baissé et que je ne lui fais plus confiance. Le boîtier a beau proposer une correction de la dioptrie, celle-ci a tendance à se dérégler trop facilement. Bref, cela arrive que l’image me paraisse floue alors que la scène est nette, et vice-versa. Par facilité, j’utilise grandement le mode autofocus.

Néanmoins, il existe un grand ‘mais’. C’est comme pour le mode Manuel qu’il faut connaître pour s’en affranchir. Tout photographe se doit de comprendre le fonctionnement de la mise au point manuelle, connaître les avantages et les inconvénients, savoir quand il faut la privilégier. Bref, la pratiquer suffisamment afin de ne pas être ignorant quand il s’agira d’en avoir besoin.

Mais pour autant, faut-il en avoir peur ? Non. Ce n’est pas parce qu’on ne ressent pas d’affinité avec elle qu’il faut rejeter la mise au point manuelle. Surtout qu’elle dispose de nombreux avantages.

Comment faire une mise au point manuelle ?

Comme indiqué ci-dessus, il convient de distinguer le mode manuel (M), du mode de la mise au point manuelle (MF) ! Même si un terme est identique, il ne s’agit pas de la même chose. Le premier indique que c’est le boîtier qui est en mode Manuel, et que le photographe peut choisir librement son triangle d’exposition, c’est-à-dire la vitesse, l’exposition et les ISOs. Le deuxième indique que l’APN ne contrôle plus la mise au point de l’image, qui est alors sous la responsabilité du photographe.

On peut évidemment combiner les deux :

  • Avoir le boîtier en mode Manuel tout en profitant de l’Autofocus,
  • Avoir le boîtier en mode Manuel ET faire la map manuelle,
  • Être dans un mode automatique ou semi-automatique (S/A/Av, T/Tv, P, etc.) tout en profitant de l’Autofocus,
  • Être dans un mode automatique ou semi-automatique (S/A/Av, T/Tv, P, etc.) ET faire la map manuelle.

Pour faire une mise au point manuelle, il faut préparer votre appareil photo :

  1. Sélectionner le mode de mise au point manuel. Le photographe doit désactiver l’autofocus en passant l’objectif ou l’appareil photo en mode MF (Manual Focus). Parfois, selon les objectifs, il faut indiquer aux deux qu’on fera la mise au point soi-même.
  2. Utiliser la bague de mise au point pour ajuster la netteté : en tournant la bague, on modifie la distance à laquelle le sujet choisi est net. Il existe un moyen pour connaître la plage de netteté de l’objectif. Les « vrais » objectifs manuels disposent d’une sérigraphie dédiée sur le fût, qui, quand on a saisi l’ouverture souhaitée, indique les distances dans laquelle une zone sera nette. Ainsi, pour ce FA 31 réglé pour une ouverture de f/5.6, le chiffre 5.6 du bas est positionné sous le trait rouge, tandis que la bague de mise au point est déplacée de manière à ce que la zone de netteté (les marqueurs) soit comprise entre 2 m (environ) et l’infini. Ce qui veut dire que toute cette zone serait nette.
    Mise au point manuelle - sérigraphie sur le fût
    L’échelle de plage de mise au point par rapport à l’ouverture choisie – Malheureusement, nombre d’objectifs modernes n’ont pas ces repères
    mise au point manuelle - résultat au FA31
    FA 31 : f/5.6 et zone de map comprise entre 3 m et l’infini – La photo est nette
  3. Utiliser les éventuelles aides visuelles, si elles sont disponibles :
    • Le Focus Peaking (accentuation des contours) permet une mise en évidence des zones nettes de l’image en affichant des contours colorés.
    • La loupe de mise au point permet d’agrandir une partie de l’image pour affiner la netteté.
    • L’indicateur de confirmation de mise au point, disponible sur les Pentax par exemple, qui affiche une aide visuelle sous forme de point ou de signal sonore pour indiquer une mise au point correcte.

C’était la théorie. La pratique consiste à passer en mode MF, de choisir une pratique… et de tenter des mises au point ! Bref, à vous de travailler.

Quand peut-on privilégier une mise au point manuelle ?

Si, pour certains photographes, ce mode doit être utilisé en permanence, ce n’est pas le cas pour tous. Mais il convient de reconnaître que certaines pratiques se prêtent assez facilement à la mise au point manuelle.

Autre cas de figure où elle sera privilégiée, c’est quand l’objectif n’est que manuel, qu’il ne supporte pas l’autofocus. C’est le cas des vieux objectifs, parfois glorieux. C’est aussi le cas d’objectifs récents, conçus dans ce but, car ils coûtent moins cher à produire.

Et puis, pour nombre de « vieux » photographes, la mise au point manuelle, il n’y a que cela de vrai ! Y compris en street photography où il faut se montrer rapide dans le déclenchement.

En photo de paysage, d’architecture

Si on utilise un Grand-Angle ou, mieux encore, un Ultra-Grand-Angle, il suffit de fermer un peu le diaphragme pour obtenir une profondeur de champ très importante. La mise au point sera donc simpliste, puisqu’il suffira alors de l’effectuer sur un point quelconque dans le plan (de préférence pas trop éloigné de vous et plutôt au centre) afin d’obtenir une belle netteté.

Mise au point manuelle avec un UGA
Cliché réalisé avec un UGA 16 mm – 1/320s à f/8, ISO 100
Mise au point manuelle avec un UGA (agrandissement au centre)
zoom sur la partie centrale, tout est net sur une grande profondeur

Mais à quelle distance peut-on faire cette map ? Cela dépendra du sujet principal photographié. S’il se trouve un peu distant, au moins supérieur à 4 m, en effectuant une map à environ trois mètres devant vous, avec une ouverture positionnée vers f/7.1 – f/11, vous aurez une netteté jusqu’à l’infini. Ce qui n’est, ni plus ni moins, que… le principe de l’hyperfocale !

Cette pratique est très certainement celle qui se prête le mieux à une mise au point manuelle. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si on trouve de nombreuses marques installées sur le marché des UGA / GA sans autofocus (comme Laowa).

La photo en basse lumière ou disposant de zones peu contrastées

Les boîtiers parus ces trois dernières années sont devenus très performants, y compris dans les basses lumières. Mais ce n’est pas encore parfait et il existe bien des situations où l’AF n’accroche pas, où l’objectif « pompe » sans parvenir à trouver une bonne zone d’accroche… et où, au final, on n’est pas totalement satisfait du résultat. Cela vient du fait que la détection par zone de contraste nécessite du… contraste ! Si elle existe entre du blanc et du noir, entre des noirs ou des gris très proches, le système n’arrive pas à se décider.

Tout en reconnaissant que la mise au point manuelle est parfois assez complexe en faible lumière, on peut appliquer la même technique qu’avec la photographie de paysage à l’UGA/GA. Avec l’obtention de très bons résultats.

La macro

Pour la macrophotographie, les sujets sont souvent très petits et les ouvertures utilisées très grandes afin de profiter de l’effet d’une faible profondeur de champ. Et s’il existe bien un domaine où la mise au point manuelle est presque impérative, c’est bien la Macro ! Elle doit être privilégiée absolument, seule façon d’obtenir une bonne photo ! Heureusement que le photographe peut s’appuyer sur les aides comme la loupe et/ou le focus peaking pour améliorer la map.

Mise au point manuelle - Papillon macro
Papillon – Pentax K-1 II & Irix 150/2.8 macro (objectif manuel) – f/9.5 à 1/250s, ISO 280 [© Micaz]
Mise au point manuelle - Fleur en macro
Fleur – Pentax K-1 II & Irix 150/2.8 macro (objectif manuel) – f/7.1 à 1/50s, ISO 100 [© Micaz]
L’astrophotographie

Alors qu’il fait nuit et que les objets à photographier sont lointains, mais très très lointains, il faut être réaliste et choisir la mise au point manuelle en lieu et place de l’autofocus. Ce dernier n’a aucune chance de réussir quelque chose. L’autofocus ne pouvant accrocher un point, l’objectif risque de pomper sans fin, ou de trouver un sujet qui n’aura aucun rapport avec ce que l’on veut photographier.

Côté objectif, c’est selon que vous souhaitez faire. Pour une tentative de photographier la Voie lactée, une focale comprise idéalement entre 20 et 35 mm et doté d’une grande ouverture est conseillée. Pour les corps célestes, une longue focale, voire un télescope, sera préférable. Puis, en journée, prenez le temps de déterminer la zone de mise au point pour l’infini en rapport avec l’ouverture choisie. Ensuite, après avoir installé votre boîtier sur un trépied, lors d’une nuit sans lumière, vous pouvez tenter de shooter. Avec plus ou moins de réussite si vous débutez.

Mise au point manuelle - Photo de la lune
La Lune – Pentax K1 II & DA ✭ 300 – Mode M et MF – f/8 à 1/320s, ISO 320 [© Micaz]
La photographie animalière

Le photographe est souvent assez loin de sa cible et, de plus, le chemin menant au sujet peut être encombré d’arbres, de branches, bref d’éléments divers sur lesquelles l’AF risque d’accrocher. Dans ces cas, une mise au point manuelle est à privilégier. En utilisant la bague de map, le contrôle pourra se faire précisément.

Mise au point manuelle, cible partiellement masquée ou étroite
Exemple (non animalier) où l’AF peut échouer : la cible est dans une fenêtre étroite, la mise au point peut s’effectuer sur une mauvaise zone
Mise au point manuelle, cible partiellement masquée ou étroite
La mise au point manuelle permet de repositionner la netteté sur la « vraie cible »

En outre, plus la focale sera importante, plus les tremblements seront présents et plus l’autofocus sera difficile. Et ceci, même si la stabilisation et le trépied permettent de résoudre de nombreuses difficultés. En utilisant la mise au point manuelle et en préréglant la zone où celle-ci s’effectuera (lors de photos faites à l’affût, par exemple), les clichés auront une plus grande chance de réussite (surtout si le mode rafale est activé).

Mise au point manuelle - Canard
Foulque – Pentax K-1 II & Objectif manuel K 55/1.8 – f/8 à 1/800, ISO 400 [@Micaz]
Mise au point manuelle - Tortue
Tortue – Pentax K-1 II & Objectif manuel K 55/1.8 – f/10 à 1/2000, ISO 3200 [@Micaz]

Aucun de nous deux ne pratiquant la photographie animalière à longue focale, nous n’avons pas d’images à proposer.

Le portrait

En portrait, si on utilise une grande ouverture, il faut arriver à faire la mise au point exactement sur l’œil (le plus proche autant que possible). Sinon, la photo n’est pas bonne.

Avec le Pentax, j’ai raté de nombreux clichés parce que l’AF n’arrivait pas à accrocher exactement le bon point. C’est la raison pour laquelle j’ai arrêté les grandes ouvertures (entre f/1.4 et f/2) lors des séances, optant pour des clichés à f/9. La mise au point manuelle est une approche à privilégier dans ce cas de figure. Elle offre un contrôle créatif sur la zone de netteté.

Mise au point manuelle - portrait
Portrait – Pentax 645Z & Objectif DFA645 90/2.8 en map manuelle – f/8 à 1/125s, ISO 100

Mais il existe des obstacles. S’il s’agit de séance posée, où le sujet ne bouge pas, cela reste possible. Si le sujet est mouvant, cela devient très complexe, voire impossible, surtout pour un débutant. La photo de portrait, que ce soit dans la rue ou encore plus en studio, nécessite une attention particulière à de nombreux paramètres. Elle n’est pas chose aisée à maîtriser. Ajouter le stress de la map manuelle, c’est prendre le risque de rater sa séance.

Et les autres pratiques, comme la photo de sports, de reportage, etc. ?

Pendant de nombreuses années, des dizaines d’années, les photographes n’ont pas eu la possibilité de disposer d’un AF. Même si son invention est ancienne, il aura fallu attendre les années 1970-80 pour le voir s’installer dans nos APN. Pourtant, ils ont réussi à prendre de très nombreuses images, quelles que soient les pratiques. Ce qui prouve bien que c’est possible.

Néanmoins, au vu de la qualité des AF actuels, ce n’est clairement pas l’approche que je privilégierais. L’autofocus semble aujourd’hui une bien meilleure solution.

Cas particulier de la street

On pourrait croire que l’autofocus doit être privilégié pour des raisons d’efficacité. Mais si on réfléchit un peu, ce qui intéresse les photographes, c’est l’instant, le moment où la photo sera parfaite. C’est avoir la bonne action. Comme avec la célèbre photographie de Cartier-Bresson.

Or l’AF, même s’il est très rapide, demande quelques dixièmes ou centièmes de seconde pour justement faire la map, vérifier et ajuster. De plus, en street, rares sont les photographes à privilégier le bokeh. Donc, la pleine ouverture sera rarement utilisée. Il y aura donc toujours une assez grande profondeur de champ. La mise au point manuelle peut donc être la bonne solution, à condition d’avoir configuré idéalement son appareil.

Derrière la gare Saint-Lazare, par Cartier-Bresson. Photo illustrant le moment où tout bascule
Derrière la gare Saint-Lazare, par Cartier-Bresson. Photo illustrant le moment où tout bascule
Mise au point manuelle, GRIIIx avec zone de netteté
Le GRIIIx est utilisé dans un mode User où la mise au point est manuelle, avec une zone de netteté comprise entre 3m et l’infini

Tableau récapitulatif de quelques avantages et inconvénients

Avantages Inconvénients
Précision ultime : Idéal pour des prises de vue où l’autofocus peut se tromper comme la macro, la faible lumière, les sujets derrière un obstacle, les grandes ouvertures où chaque mouvement va modifier la zone de map qui sera alors avant ou après le sujet…
Bref, toutes les conditions où l’AF peut échouer (faible contraste, verre réfléchissant, etc.).
Plus lent : Demande du temps et de la concentration, moins adapté aux sujets en mouvement.
Contrôle total : Permet d’adapter la mise au point selon ses besoins artistiques (bokeh, hyperfocale, effet de filé). Moins pratique en photo d’action : L’autofocus reste plus efficace pour les scènes dynamiques.
Le coût de l’objectif : Un objectif sans dispositif AF sera nettement plus abordable ! Sans compter qu’il sera moins lourd et moins cher… Nécessite de l’expérience : Un mauvais réglage peut entraîner des images floues.

 


 

La mise au point manuelle n’est pas à négliger, loin de là. Si elle demande un peu d’entraînement pour l’apprivoiser, elle reste essentielle pour ceux souhaitant maîtriser le focus dans certaines pratiques. Et si nous avons trop souvent le réflexe de nous appuyer sur l’autofocus, parfois, soyons un peu plus exigeants et tentons la mise au point manuelle. Le seul risque étant de mieux réussir certains clichés.

 

 

Images © fyve, sauf précision

2 réponses

  1. Simple amateur, débutant (depuis septembre), je suis en 100% manuel. Depuis le commencement, c’était un choix délibéré, parce que je voulais m’immerger pleinement dans les réglages, et les façons de faire. Aussi, puisque j’ai un petit appareil photo (j’aspire à acquérir un K1 II), j’ai vite vu, que l’AF était souvent à la masse. Il croit tenir un sujet, alors qu’il n’y en a pas, il cherche en vain un sujet, il pompe, bref! Assez souvent c’est une cacophonie. Souhaitant privilégier le manuel, je m’en fiche un peu- Il y a quand même eu des fois, où je suis passé en AF- Pour comprendre certains réglages de nuits en intérieur, notaments, je metté l’appareil en tout automatique, pour voir. Je suis encore assez lent, et prendre un sujet rapidement « à la volée », n’est pas à ma portée. Si je devais faire de la photo sportive, je pense qu’il n’y aurait pas photo.
    Au sujet de la vue qui baisse, la mienne est ce qu’elle est, et en plus d’avoir un viseur faiblement défini (bien moins que des appareils plus onéreux forcément, j’ai envie d’essayer la visée réflexe d’ailleur), parfois, je dois utiliser le zoom numérique X10 (sans valider le « crop »), pour bien faire ma mise au point, ou la faire sur le bon sujet- Si éloigné. Hier après-midi, j’ai pris un bâteau à voiles entre autres, de très loin, ne voulant pas foirer la netteté, j’ai utilisé le X10, je vais voir tout à l’heure ce que ça donne sur mon moniteur.

    1. Bonjour.
      Le mode M et la mise au point manuelle sont deux choses différentes.
      Il faut absolument savoir maitriser les différents paramètres du boitier pour comprendre le fonctionnement et les interactions des réglages avec le résultat final. Après, il faut savoir en sortir. Par comparaison avec une voiture, les modes Av, Tav, S, P et autres lettres sont comme les essuie-glaces automatiques, l’allumage des feux auto, la boite auto… Évidemment nous pouvons nous en passer, mais c’est pratique parce que nous n’avons qu’à nous consacrer à la conduite elle-même. C’est pareil en photo, pour nombre de sujets, je me consacre à la prise de vue, au cadrage et pas à la vitesse, aux ISO ou l’ouverture que j’ai prédéfinies.
      Le mode MF (Manuel Focus) permet de faire soi-même la mise au point. C’est plus compliqué, délicat. Même avec un bon viseur, c’est impossible d’être rapide, le trio vue-cerveau-main ne tient pas face aux AF modernes.

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