Un bon éclairage en basse lumière

Il y a quelques semaines, nous avons tenté de donner quelques recettes pour s’assurer un bon éclairage en photographie « de jour ». Essayons, maintenant, le même exercice, mais en basse lumière, ou en tous cas, quand l’éclairage naturel vient à manquer.

L’exercice est aussi périlleux. Deux solutions existent. La première va consister à apporter soi-même de la lumière par des sources artificielles (flashes, spots, etc.). La deuxième (mais pas obligatoirement la seconde !) nécessitera d’utiliser la lumière qui émane de la scène à photographier ou qui l’éclaire, même faiblement.

Rappel

Une fois encore, rappelons que photographier signifie, étymologiquement, « écrire avec la lumière ». Il n’est donc pas question ici de faire quelque photo que ce soit en absence totale de lumière, dans l’obscurité la plus totale. Il faudrait au minimum, en pareil cas, apporter un peu de lumière – même si c’est très peu – sur le sujet principal afin d’offrir au lecteur de la photo du « concret » à se mettre devant l’œil. Faute de quoi, non seulement l’appareil moderne ne pourrait pas assurer de mise au point « AF » correcte, mais, en plus, l’intérêt de présenter un aplat complètement noir n’apparaîtrait pas du tout évident. Ce qui, dans ce domaine, peut apparaître de l’art véritable en peinture (cf. Pierre Soulages) devient complètement abscons en photographie.

Un bon éclairage quand la lumière manque

PentaxKlub, parmi d’autres, a maintes fois rappelé ce qu’est une bonne exposition, gage d’une photo lisible à défaut d’être toujours réussie. Une bonne exposition, c’est un « bon équilibre » (il peut en exister plusieurs) entre  :

  • ouverture du diaphragme (sur l’objectif)
  • réglage de la sensibilité et
  • temps de pose (sur le boîtier).

Différentes combinaisons sont possibles, selon l’effet que l’on veut obtenir, voire selon le sujet, pour parvenir à une image lisible, compréhensible et donc susceptible d’intéresser les personnes qui vont la regarder. À défaut de solution à la prise de vue, il reste le post-traitement, car dans ces lieux, pas question de flash ni d’autre source artificielle de lumière :

Before imageAfter image

Mais, en pratique, ce ne sera pas obligatoirement suffisant. Explication : une des caractéristiques de la lumière est qu’elle possède une température de couleur. Ainsi, la lumière émise par le soleil a une température de couleur différente (et parfois très différente) de celle émise par un flash ou encore une lampe tungstène. Sur ces sujets, nous invitons nos lectrices et lecteurs à se reporter à nos articles déjà publiés en ce qui concerne l’exposition et la balance des blancs.

Les sources de lumière en intérieur

En intérieur, les sources de lumière peuvent être multiples, mais surtout de multiples origines.

La lumière naturelle

Il est rare de disposer de la lumière directe du soleil, même si elle peut entrer par les ouvertures de la maison (ou appartement). Dans ce cas, elle peut assurer, éventuellement filtrée par toutes sortes d’artifices (rideaux, par exemple), un éclairage suffisant de la scène à photographier. Remarque étant faite que, selon le style que l’on veut donner à l’image, il peut ne pas être nécessaire de disposer de sources puissantes de lumière. Noter aussi que si les rideaux sont colorés, cela aura une influence sur la colorimétrie de la photo.

Les sources « artificielles »

Par ce terme très général, on entend les sources qui sont apportées en complément ou en substitution de la lumière naturelle.

Tirer profit de la lumière naturelle et artificielle (KP – 1/40s à f/3.2, IS0 3200) – © fyve
Une lumière compliquée entre les spots jaunes à gauche et une lumière latérale nuageuse via les ouvertures (KP – 1/30s à f/4, IS0 3200) – © fyve

Ces sources peuvent aussi être multiples : flashes, torches, boîtes à lumière, lampes de toutes sortes, bougies, etc. Il est impossible d’en dresser une liste exhaustive. Il faut juste savoir que ces sources ont aussi leurs caractéristiques propres, dont une température de couleur propre, et qu’il faudra en tenir compte pour régler correctement les paramètres de prise de vue. À défaut de le faire à la prise de vue, il faudra, là encore, procéder aux ajustements nécessaires en post-traitement. Rappelons aussi qu’il est préférable de ne pas enregistrer les images au seul format JPEG, bien moins à même d’absorber les modifications, en post-traitement, que les images au format RAW de l’appareil (PEF ou DNG chez Pentax). Cet article a déjà, parmi d’autres, évoqué cette question.

Les sources de lumière en extérieur

Il ne s’agit pas ici de reproduire ce qui a déjà été dit dans l’article relatif au bon éclairage de jour.

Il n’est donc question que de la lumière naturelle de nuit – si l’on peut s’exprimer ainsi ! – éventuellement « aidée » par celle des éclairages publics, des véhicules, en résumé tous les éclairages dont le photographe ne maîtrise ni l’existence ni la puissance.

Souvent, il faut « faire avec » !

Carnaval à Cadix (K-1 II – FA 50/1.4 à f/2 – 1/640s – ISO 3200)
Carnaval à Cadix (K-1 II – FA 50/1.4 à f/2 – 1/640s – ISO 3200)
Char au Carnaval de Cadix. Seule lumière disponible : celle du char ! (K-1 II – FA 50/1.4 à f/7.1 – 1/50s – ISO 12800)
Carnaval à Cadix. La vitrine de droite, très surexposée, a le mérite d’éclairer partiellement le char. (K-1 II – Sigma 17-35/2.8-4 à 25mm – f/9 – 1/25s – ISO 3200)

Sans accessoire ou avec ?

Bien des domaines photographiques ne seront pas accessibles ou, s’ils le sont, c’est dans des conditions extrêmement particulières. Impossible, par exemple, d’utiliser un flash ni même une boîte à lumière pour une photo de paysage de nuit. La seule possibilité, et il ne faut surtout pas s’en priver, sera d’utiliser un trépied (ou un support naturel) bien stable pour assurer des poses longues. Une telle photo à main levée est extrêmement difficile à réussir. Nous y reviendrons.

La photo à l’extérieur sans lumière naturelle

Essayons d’aborder le côté pratique.

Le principe même de la photographie ne pouvant pas exister sans lumière, il faudra bien soit « faire avec » (c’est-à-dire faire avec le peu de lumière naturelle disponible), soit en apporter d’une manière ou d’une autre, artificielle bien sûr. Et toujours il faudra veiller à « la bonne exposition ».

Paysage de nuit

Nous venons de l’évoquer sur le plan des principes. Mais, en pratique, comment procéder ?

Dompter la lumière

Approfondissons les suggestions ci-avant. Prendre en photo un paysage urbain, de nuit, recèle de nombreux pièges, le premier d’entre eux étant que la lumière est souvent de sources diverses, donc par définition difficile à maîtriser. Par conséquent, si sur ce plan, on ne fait que très moyennement ou peu confiance aux automatismes du boîtier (balance des blancs automatique ou, si l’on en dispose, multi-automatique), il n’y aura pas d’autre choix que de la régler (cette balance) manuellement.

Les photographes chevronnés savent comment procéder (charte de gris, etc.), les autres… devront apprendre « sur le terrain », au prix de quelques échecs. Mais, nous l’avons vu, si l’on a « shooté » en RAW, ces échecs pourront le plus souvent être rattrapés en post-traitement. Mais pas toujours. En voici un témoignage : cette image était au départ extrêmement bruitée et manquait de netteté à cause d’un « léger » flou de bougé. Le post-traitement a permis d’améliorer sensiblement la netteté mais le traitement du bruit n’est pas entièrement satisfaisant : il donne à l’image un aspect peu naturel.

 

Le triangle de l’exposition

Il s’agit bien sûr de temps de pose, ouverture de diaphragme et sensibilité. Les nombreux articles que l’on trouve ici ou là, sur « la toile » (y compris sur PentaxKlub) ou dans les livres pourront tout à fait être relus (voire simplement lus) par les moins expérimentés.

Tout ce que nous avons déjà pu écrire sur les modes de prises de vue (Sv, Tv, Av, TAv) trouve ici sa pleine application.

L’ouverture de diaphragme (modes Av ou TAv)

On sera enclin, afin d’assurer une netteté maximale, d’utiliser de petites ouvertures (f/8, f/11 par exemple, voire plus petites encore). Il est évident que cela aura une incidence sur le temps de pose et, si l’on procède en automatique, on risque donc d’aboutir à un temps de pose …un tantinet long ! Et le flou de bougé n’est alors pas loin !

Le temps de pose (modes Tv ou TAv)

Tout dépend de ce que l’on veut obtenir. Un paysage ne bouge pas, par lui-même (pour la voute céleste, c’est différent). Mais certains éléments de la scène peuvent ne pas être immobiles : personnages, voitures automobiles, etc. Selon l’effet recherché et l’acceptation ou non de flou de mouvement sur ces « sujets », on règlera ou pas une vitesse en particulier. Ou bien on attendra le meilleur moment, quand aucun élément de la scène n’est en mouvement.

La solution de la pose longue, le temps d’une pause pour le photographe (645Z, 2 s à f/8, ISO 100) – © fyve [trépied utilisé]
La sensibilité

On est souvent tenté de « monter » vers 1600 ISO, 3200 et même plus. Or, et c’est encore plus visible sur les photos en basse lumière, quand on augmente la sensibilité, cela engendre une montée du bruit numérique difficilement contrôlable.

En voici une illustration (photo prise à 1600 ISO avec un K-3) :

K-3 + Tamron 28-75/2.8 à 43 mm – f/4.5 – 1/100s – ISO 1600

 

Et c’est vrai aussi en photo d’intérieur. Les deux photos ci-après ont été prises à 2000 ISO. La première, malgré un post-traitement, laisse encore apparaître du bruit.

La seconde, de format plus réduit, est moins touchée par le phénomène.

En y regardant de près, cette photo comporte encore du bruit… (K-1 – 26 mm – f/2.8 – 1/400s – ISO 2000 – +0.7 V)

 

.. beaucoup moins visible ici (K-1 – 28mm – f/5 – 1/125s – ISO 2000 – +0.7 EV)

 

Alors ? Pas de solution satisfaisante ? Mais si !

Quelques solutions
Pour l’ouverture du diaphragme

Inutile de se « prendre la tête » : choisir une ouverture qui offrira un bon rendu général (de f/8 à f/11 généralement) et une profondeur de champ adaptée au sujet que l’on veut mettre en valeur. Il n’y a pas de règle, c’est très dépendant du sujet et de la façon dont le photographe veut le saisir.

Pour le temps de pose

Avec le manque de lumière, le temps de pose va s’allonger au fur et à mesure que l’on fermera le diaphragme. Le flou de bougé, si l’on procède à main levée, est alors quasiment garanti. La meilleure, voire la seule solution, est donc d’avoir recours à un bon trépied, adapté au matériel utilisé en ce qui concerne la stabilité et le poids supporté. On pourra alors envisager des poses de plusieurs secondes (et parfois plus) sans inquiétude… ou presque. Il sera tout de même prudent, au choix :

  • D’utiliser une télécommande adaptée au boîtier;
  • D’utiliser le retardateur dudit boîtier;
  • De shooter « miroir levé » pour encore plus éviter les vibrations.
Très longue pose (645Z, 13 s à f16, ISO 100) – © fyve [trépied utilisé]
Pour la sensibilité

Si l’on procède comme indiqué juste avant, alors on ne se pose pas trop de questions : on la règle au maximum de ce que permet l’appareil sans faire excessivement monter le bruit (de 200 à 800 ISO, généralement).

Sur les boîtiers Pentax, on peut aussi tenter d’utiliser le mode Sv (priorité à la sensibilité), mais cela empêchera toute action manuelle sur l’ouverture et le temps de pose. À essayer, cependant, sans garantie pour le résultat ! Il sera toutefois prudent de ne pas dépasser des valeurs « normales » (jusqu’à 1600 ISO, en fonction des possibilités du boîtier en matière de montée en ISO). Évidemment, dans la plupart des cas, l’utilisation d’un bon trépied sera à privilégier.

K-3 + Tamron 28-75/2.8 à 38 mm – f/4.5 – 0,6 s – ISO 800

La photo à l’intérieur (studio… ou pas !)

Dans un local, quel qu’il soit, même une « chambre noire » conçue pour le développement de films (ce qui est devenu assez rare, quoique ça existe encore !), on bénéficie quasiment toujours d’un éclairage.

Photo hors portrait

Lorsque l’on fait de la photo de famille, ou de la photo de mariage dans un édifice religieux, il sera quasiment toujours indispensable de disposer d’un ou plusieurs flashes soigneusement disposés. Et de préférence, pas directement braqués sur le sujet photographié, surtout s’il s’agit de personnes.

Dans d’autres circonstances, portrait en studio par exemple, d’autres types d’éclairages seront utiles : boîtes à lumière, torches ou spots pour une lumière continue. On pourra éventuellement les compléter par des réflecteurs, même en intérieur.

Mais, dans tous les cas, sauf à rechercher un effet très spécial, il faudra soigneusement éviter l’éclairage direct. Un flash, dirigé vers le plafond ou un mur clair, sera dans la plupart des cas amplement suffisant et évitera une lumière trop dure.

Il faut aussi tenir compte de l’étagement des plans afin d’éviter la surexposition sur les personnes proches de la source de lumière et la sous-exposition sur celles qui en sont éloignées.

Photo de personnes en intérieur

On parle ici, en particulier, de portraits.

Les impératifs ne sont pas du tout les mêmes : le droit à l’erreur n’existe quasiment pas. Pas question, dans ce domaine, d’improviser au dernier moment. Une séance de photo de portrait, ou de nu, ça se prépare soigneusement et sur tous les plans :

  • positionnement du modèle
  • positionnement des éclairages par rapport au modèle
  • nombre et puissance des éclairages
  • matériel de prise de vue
Utiliser la lumière pour mettre en évidence la peau, les formes (K1 mk II, 1/160s à f/11, ISO 100) – © fyve [2 flashs studio]
Vision alternative. La lumière, elle, reste et sculpte – © fyve [2 flashs studio]

N’étant pas moi-même spécialiste du genre, je ne peux qu’inviter lectrices et lecteurs à consulter nos articles portant sur ces points :

Une précision concernant les modèles : les peaux noires ou sombres sont particulièrement difficiles à photographier correctement. Des essais préalables s’imposent afin de choisir les réglages les plus adaptés. Mais quand on réussit à obtenir un bon équilibre, c’est souvent sublime.

Pour finir

La photographie en basse lumière est un exercice bien plus difficile qu’il n’en a l’air. Parvenir à obtenir un bon éclairage dans ces conditions n’est pas toujours chose aisée. De même, maîtriser les différents paramètres ne s’improvise pas, sauf quand on débute et qu’on se fiche du résultat puisqu’on apprend. L’important est d’accumuler des connaissances sur ce sujet et de les mettre ensuite en pratique pour ne pas les oublier ! Les professionnels savent le faire, car ils pratiquent beaucoup. Ce n’est pas toujours le cas chez les photographes amateurs, hormis quand ils sont aussi expérimentés – ou presque – que les pros.

 

Nota : Sauf mention contraire (photos de fyve), la plupart des photos de ce dossier ont été prises avec la lumière disponible sans apport complémentaire (flashes, etc.) et à main levée.

 

Crédit photos : © Micaz – © fyve – Les images sont la propriété de l’auteur (sauf précision) – Cliquez pour agrandir

6 réponses

  1. Encore une belle contribution ne pouvant que donner l’envie de photographier.

    Sans doute une petite précision à apporter à la notion de photographie « de » nuit (établir une vue simulant la nuit en disposant des moyens du bord – avec éclairage artificiel ou non) et « la » nuit (période durant laquelle le soleil est passé derrière notre planète). La même chose ? pas tout à fait !
    Un bel exemple « de » nuit est la technique dite de la « nuit américaine » : en gros, le film est sous-exposé et exploité ainsi afin de donner la sensation qu’il fait nuit et la scène éclairée par la lune (le cinéma américain de l’après-guerre en regorge). Quant à Brassaï, il opérait souvent « la » nuit, le temps de pose lui laissant l’opportunité d’aller boire un « canon » (et se faire accepter des Belles-de-nuit).

    Pour revenir au fil initial, il est tout à fait possible de réaliser une vue entre chien-et-loup, à ce moment de bascule du soleil sous l’horizon et juste à l’instant où l’éclairage public se déclenche : vous aurez ainsi des informations sur le non-éclairé ainsi qu’avec l’éclairage artificiel, vous glissant dans la vue « de » nuit, comme si c’était « la » nuit.

    Autre subterfuge utilisé par les vieux de la vieille (comme les vieux sont très vieux, c’était en argentique :-))) : la double exposition. Camera sur pied, effectuer une vue de jour (si possible par soleil voilé) en sous-exposant d’un point, attendre la vraie nuit sans rien bouger et redoubler la vue durant la nuit, toujours en sous-exposant d’un point. La somme des deux expositions vous donnera une vue détaillée avec les lumières de la nuit.

    « Elle est pas belle la » nuit ?

    L.

    1. Merci de cette contribution et de vos appréciations.
      Une précision, cependant : notre article n’est pas consacré à la photo de nuit mais seulement à l’éclairage nécessaire pour pouvoir photographier en basse lumière. Ce n’est pas tout à fait la même chose !

  2. De toute évidence, votre article est consacré à la prise de vue en basse lumière – dont, durant la nuit – mais des situations similaires peuvent se retrouver en intérieur jour avec un surplus d’éclairage artificiel sur une autre zone ; la double exposition peut alors être une solution.

    Il est vrai également que vous ne traitez que des APN, « l’argentique » réagissant, selon des règles proches, mais différemment.

    Pardonnez mon intrusion (et restez libre de ne pas diffuser, je l’entendrais volontiers).

    L.

    1. Il est vrai que toutes les situations (ou presque) peuvent se rencontrer. Dans cet article, seuls quelques aspects du « problème » ont été évoqués : d’une part, il est difficile d’être complètement exhaustif sur un tel sujet, d’autre part, il est prudent de garder une éventuelle marge de manœuvre (et « des billes ») pour l’avenir ! 😉
      Par ailleurs, sur PentaxKlub, nous avons fait le choix de la photo numérique, comme une majorité de photographes, même si nous avons tous commencé avec l’argentique.

  3. Il n’y a aucun reproche de ma part sur le choix « numérique » ou « argentique » ; juste que je n’ai plus vingt ans :-))). Je participe volontiers à vos propos pour les faire mieux vivre car je les trouve tout à fait pertinents et engageants pour les débutants.
    Votre position de lire les échanges avant publication devrait être une règle dont beaucoup de forum (forums, fora ?) devraient s’inspirer…
    Au plaisir de vous lire prochainement.
    L.

    1. Rassurez-vous (si c’est nécessaire !) : nous n’avons plus vingt ans non plus. Et cela peut parfois (mais parfois seulement) engendrer bien des regrets !

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