Le test du DA 50 mm f/1.8 a été effectué avec un Pentax K-1 et un Pentax K-3
Le Pentax DA 50 mm f/1.8 est surtout connu par son surnom, qu’il partage avec le 35 mm f/2.4, de « Plastic Wonder ». Cette expression ne lui porte pas ombrage puisque, traduite en français, elle signifie « merveille en plastique ».
Un 50 mm est généralement considéré comme un objectif « à tout faire ». Et pourtant, depuis plusieurs années, il est rarement fourni comme objectif de kit. Qu’est-ce qui pourrait, dès lors, inciter les amateurs à acheter un tel objectif ? Au travers de ce test et de l’évaluation des performances de ce « DA », nous allons tenter de répondre à cette question.
Présentation de l’objectif Pentax DA 50 mm f/1.8
Au déballage de sa boîte, le DA 50 mm apparaît tout de suite comme étant fait extérieurement de matières plastiques : le bouchon arrière ne se « visse » pas, il s’emboîte seulement sur la baïonnette, elle-même en polycarbonate. Cette boîte ne contient que l’objectif dans un petit emballage à bulles antichocs avec son petit sachet de dessicant. On y trouve aussi un petit livret d’utilisation, la carte du numéro de série et la carte de garantie européenne.

Prise en main
La prise en main du Pentax DA 50 mm f:1.8 ne présente aucune difficulté. L’objectif est léger, ce qui permet de l’emporter facilement dans son sac photo, sa finition est très correcte. Il se monte aisément sur le boîtier.
Il n’est doté d’aucun bouton particulier et la seule bague manipulable par l’utilisateur est la bague de mise au point. Son maniement est souple et sans point dur.
Le diamètre de filtre (52 mm) est très courant et commun à de nombreuses optiques Pentax. C’est un avantage certain quand on souhaite monter des filtres vissants, un polarisant, par exemple.
Les seuls regrets concernent ce qu’on appelle souvent des « accessoires ». Aucun pare-soleil n’est fourni. Ce n’est pas très grave dans la mesure où la lentille avant n’affleure pas (elle est même nettement en retrait). Un peu plus gênant, de notre point de vue, l’emballage ne contient pas non plus d’étui, c’est dommage pour ceux qui prennent grand soin de leur matériel. Le coût supplémentaire n’aurait pas été très important.

Côté technique
| Série | smc DA (pour APS-C) |
|---|---|
| Année d'apparition | 2012 |
| Focale | 50mm |
| Equivalent en format 24x36 | 76,5mm |
| Ouverture maximale | f:1.8 |
| Ouverture minimale | f:22 |
| Diaphragme | 7 lamelles (arrondies) |
| Bague de diaphragme | Non |
| Angle de champ | 31,5° |
| Construction | 6 éléments - 5 groupes |
| Distance minimale de mise au point | 45cm |
| Motorisation | AF par le boîtier |
| Grossissement | 0,15x |
| Diamètre de filtre | 52mm |
| Référence bouchon avant | O-LC52N |
| Quick shift | Non |
| Protection tous temps | Non |
| Poids | 122g |
| Dimensions | Diamètre : 63mm Longueur : 38,5mm (48mm levier de diaphragme compris) |
| Particularités | - Revêtement SP (super protect) sur lentille avant - Ouverture arrondie |
| Accessoires en option (non fournis) | - Pare-soleil : RH-RA52 - Etui : S70-70 |
Une formule optique construite avec 6 éléments en 5 groupes. Le diaphragme est composée de 7 lames, un classique chez Pentax.

L’objectif est léger mais la fabrication ne semble cependant pas faite au rabais. Elle est au contraire soignée et même la baïonnette ne donne pas d’impression de fragilité.

Sa fabrication est en polycarbonate et il n’a pas de moteur pour la mise au point. C’est le screw drive du boîtier qui sera utilisé.
Prévu pour un boîtier APS, il offrira alors un champ visuel comparable à un 76 mm. Il est d’ailleurs classé par Pentax comme étant un télézoom, contrairement au FA 50 qui est considéré comme un objectif standard.
Côté optique
PENtaxKlub ne disposant pas de laboratoire, nos tests ne sont pas mesurés par des outils. Nous souhaitons apporter un point de vue utilisateur et essentiellement photographique. Nos commentaires et note technique sont donc le fruit d’une analyse visuelle.
A noter que pour tout objectif, même le meilleur, il est toujours possible d’obtenir des imperfections visuelles (et plus particulièrement avec les AC), quelles que soient la focale et/ou l’ouverture.
Le Pentax DA 50 mm est un… « DA » : il a donc été construit pour des boîtiers de type APS-C. Toutefois, nous avons choisi de tester aussi ses performances sur un boîtier FF, le K-1. Et ce sont ces performances que nous avons choisi d’exposer ici.
Images de test
Toutes les photos utilisées pour les tests ont été prises en RAW (PEF ou DNG) et, sauf mention explicite, n’ont pas été développées (brut capteur) ou retouchées.
Aberrations chromatique et flare
Tout objectif est susceptible de produire des aberrations chromatiques (AC) et du flare.
Les AC apparaissent sous forme d’une frange violette (ou verte), désagréable à l’œil. Elles se forment quand les 3 couleurs de la lumière blanche (Rouge, Vert et Bleu) traversent une lentille, se séparent et ne se rejoignent pas au bon endroit pour produire une image nette. Le flare se manifeste dans certaines conditions de lumière, comme, par exemple, quand le soleil envoie ses rayons en biais sur l’objectif.
C’est pourquoi nous préférons juger un objectif dans des situations d’images courantes et non exceptionnelles.
Les images ci-dessus révèlent que le DA 50 mm présentent des fortes aberrations chromatiques (franges violettes) à la plus grande ouverture. Cependant, ces aberrations diminuent rapidement en fermant le diaphragme et disparaissent quasiment à f:5.6.
Il ne sera donc pas recommandé de faire des images à pleine ouverture si les conditions sont propices à ces AC. Elles sont si marquées qu’il sera difficile de les faire totalement disparaître en post-traitement. Mieux vaudra fermer pour les diminuer et faciliter ainsi leur traitement ou, le cas échéant, changer l’angle de prise de vue.
Le DA 50 mm est remarquablement résistant au flare : il ne nous a pas été possible d’en faire apparaître. Avouons tout de même que les conditions du test ne le favorisaient pas vraiment : temps globalement maussade, courtes apparitions du soleil, ciel globalement nuageux.

La distorsion
Aucune distorsion notable n’est apparue dans les conditions du test.

Le vignetage
Même en utilisation sur le K-1 en mode 24×36, aucun vignetage notable n’est apparu. Autant le dire tout de suite : le DA 50 mm f:1.8 est parfaitement compatible avec le plein format.
Homogénéité et netteté de l’image
En toutes circonstances, la netteté est de très bon niveau. Elle baisse cependant aux plus petites ouvertures, et notamment à f:22. Mais rares sont les circonstances dans lesquelles une telle ouverture s’avère nécessaire.
Globalement, le contraste est bon mais les conditions du test ne permettaient pas de le mettre en valeur.
Bokeh
Le bokeh généré par le DA 50 mm est très agréable aux plus grandes ouvertures. Il est fondu, mais assez classique. Il devient évidemment moins « crémeux » en fermant le diaphragme. Classiquement aussi, il est plus agréable en format FF qu’en format APS-C.
Sur un APS-C
Le K-3 utilisé pour le test nous a posé quelques problèmes de netteté, comme lors du test récent du DA 70 mm Limited. Il semble que ce soit plus lié au boîtier qu’à l’objectif puisque ce dernier se comporte correctement sur d’autres.
En mode APS-C sur FF, le DA 50 mm ne présente pas un comportement différent que monté sur boîtier APS-C. Toutefois les aberrations chromatiques sont apparues moins marquées.
Tarif et Concurrence
Le DA 50 mm f:1.8 est, à la date de ce test, vendu au prix de 149 €. C’est un prix très intéressant compte tenu de la qualité générale de l’objectif. Il n’a aucune concurrence, à cette ouverture : les opticiens indépendants ne fabriquent pas de 50 mm à ouverture comparable pour la monture KAF.
Sigma produit un 50 mm f:1.4 (près de 400 €) à la diffusion pour le moins restreinte, voire confidentielle. Samyang en a aussi un à son catalogue (349 €) mais sans AF (MAP manuelle). Ces deux objectifs ne pourraient, le cas échéant, que concurrencer le Pentax FA 50 mm f:1.4
Les autres objectifs situés dans les mêmes « zones » de focales sont des objectifs spécialisés, le plus souvent dans le domaine de la macro.
Conclusion
Malgré sa construction « polycarbonate », le Pentax DA 50 mm est, par ses performances générales, un excellent objectif. Sur un boîtier APS-C, il cadrera comme le ferait un petit téléobjectif de 75 mm sur boîtier plein format. Cela en fait un objectif intéressant pour le portrait, même si, dans ce domaine, on peut lui préférer le DA 70 Limited. Le prix n’est cependant pas comparable !
Il est tout à fait recommandable pour qui n’a aucun objectif de cette focale puisqu’on peut se le procurer, neuf, au prix de l’occasion pour certains de ses prédécesseurs (par exemple le Pentax F 50 mm f:1.7). Certes, ces derniers ont souvent (toujours) une baïonnette métallique, mais il ne nous a jamais été rapporté des faiblesses de la baïonnette en polycarbonate.
Par ailleurs, c’est une focale fixe et, à ce titre, son ouverture maximale permet de prendre des photos même dans des conditions de lumière défavorables. C’est précisément ce que n’offrent pas beaucoup de zooms.
Le Pentax DA 50 mm présente un remarquable rapport qualité/prix. Il est donc pleinement recommandable.
| Ce qui est bien | Ce qui est moins bien |
|
|

Note
| Note globale | 81/100 |
Galerie
Les photos de la galerie peuvent avoir fait l’objet d’un développement.
Crédit photos : © Micaz – Les images sont la propriété de l’auteur (sauf précision) – Cliquez pour agrandir

































































