Le Ricoh WG-80 est le dernier successeur (en date) d’une longue série d’APN compacts dont les premiers (jusqu’aux WG-3 et WG-10) étaient estampillés « Pentax ».
Ricoh les ayant pris alors sous son aile, ils se sont multipliés et, fort heureusement, largement améliorés. Non pas que Pentax n’aurait pas pu les améliorer, mais cette marque a été dédiée aux appareils de type Reflex, alors que Ricoh gardait les compacts sous sa bannière propre. Sans compter qu’en l’espace d’une dizaine d’années, les progrès techniques ont été nombreux.
Dans la gamme actuelle des APN Ricoh/Pentax, le WG-80 constitue une entrée de gamme à un prix que l’on pourrait qualifier, dans la situation économique actuelle, de « démocratique ».
Quelques images du WG-80
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Description
Les possibilités
Pour 350 €, Le WG-80 possède un capteur de 16 mégapixels au format 1/2.3 pouces, un zoom optique équivalent (en format 35 mm) 28-140 mm, une foule de modes photographiques préréglés, un mode macro permettant de s’approcher à 1 cm du sujet et bien d’autres choses encore. Les dimensions du capteur sont de 6.16 mm x 4.62 mm (28.5 mm²). Le coefficient de conversion (par rapport au 24×36) est de 5.6.
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Le zoom numérique, quant à lui, peut « monter » jusqu’à 36 x, soit l’équivalent d’une focale de… 1008 mm ! Il est d’ailleurs étrange que le tableau ci-après, pourtant d’origine Ricoh, n’en fasse pas mention, se contentant d’un simple 7.2 x. Un appareil pour baroudeurs, en quelque sorte. A la condition qu’ils ne craignent pas les aberrations induites !
En plus, il est étanche jusqu’à 14 m de profondeur, résiste à des chutes jusqu’à 1,60 m de hauteur et à des températures jusqu’à -10 °C. Et vous pourrez aussi marcher dessus quand bien même vous pèseriez 100 kg ! Difficile de trouver plus robuste ! D’ailleurs, il bénéficie de la certification JIS6 et JIS8 (IP68), même si cette certification est parfois remise en cause (voir ICI). Ces caractéristiques lui donnent un indéniable avantage sur les smartphones !
Une observation cependant : il n’est pas totalement garanti, selon la notice Ricoh elle-même, « que l’appareil soit exempt de problème ou d’endommagement dans toutes ces conditions ». Prudence de bon aloi ! Autrement dit, il vaut mieux éviter les chutes (surtout sur surface très dure) et les conditions extrêmes d’utilisation.
Sous l’eau
Oui, nous lui avons fait prendre un bain pour vérifier son comportement. Mais qu’on ne se méprenne pas : en cette saison, les bains de mers, faut pas y compter sous nos latitudes ! Quant aux piscines, beaucoup sont fermées et, dans les autres, la température de l’eau n’est pas du tout en adéquation avec mon métabolisme !
Le sujet retenu : l’avers et le revers d’une pièce de 2 €. La pièce est donc posée au fond d’un récipient noir et recouverte d’environ 20 cm d’eau. Les photos sont prises en mode macro 1 cm, avec des grandissements différents. L’éclairage est naturel. La distance WG-80 / pièce est comprise entre 1 et 10 cm. L’appareil n’est pas strictement parallèle au plan de la pièce. Sur les extraits 100 % des images d’origine, on pourra noter, en particulier, les aberrations chromatiques (non corrigées).
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Le prix
Observons par ailleurs l’évolution des prix : le WG-60 coûtait 250 €, le WG-70 était affiché à 280 €, le WG-80 atteint donc les 350 €. Certes ! Mais les caractéristiques et fonctionnalités ont-elles évolué ? Nous allons le vérifier.
Si l’on s’en tient à la lecture et la comparaison des caractéristiques du tableau ci-après, on ne peut pas dire qu’il y ait eu évolution : si ce n’était le poids de l’appareil (et encore ! pour 1 petit gramme seulement), tout est strictement identique entre les WG-70 et le WG-80. Seul a légèrement changé l’aspect de l’appareil : une petite modification affectant les LED situées autour de l’objectif qui, de plus, ont vu leur puissance augmentée. Pas de quoi s’extasier : cette évolution est loin d’être une révolution ! Mais le prix, lui, a sensiblement grimpé.
Tableau des caractéristiques principales
(Source : Ricoh Imaging)
| Nom | Ricoh WG-80 |
|---|---|
| Capteur | 1/2.3 pouce CMOS –Env. 16 mégapixels (Effectifs) |
| Plage de sensibilité (ISO) | ISO 125-6400 |
| Longueur focale (équiv. 24x36) | 28-140 mm |
| Ouverture | f/3.5-5.5 |
| Zoom optique | 5x |
| Zoom numérique | Env. 7,2x |
| Mise au point | Standard: 0.5 m - infini Mode Macro normal :0.1 - 0.6 m (sur toute la plage du zoom) Mode macro 1cm : 0.01 - 0.3 m (position médiane du zoom) |
| Mode rafale | Env. 1.08 ips à 69 ips |
| Vitesse d'obturation | 1/4000-1/4 sec |
| Taille moniteur LCD | 2.7 pouces – 230 000 points |
| Batterie | D-LI92 |
| Autonomie | Env. 300 images |
| Carte mémoire | SD, SDHC, SDXC |
| Mémoire interne | 68 MB |
| Vidéo | 1920 x 1080 (Full HD - 30 i/s) |
| Dimensions | Env. 122.5 x 61.5 x 29.5 mm |
| Poids | Env. 194 g (avec batterie et carte SD) Env. 173 g (boîtier seul) |
Quelques commentaires :
- Le mode rafale ne rend pas de grands services : à peine plus d’une image par seconde en pleine résolution, ce n’est pas très enthousiasmant. Mais est-ce le but de cet appareil ?
- Le zoom numérique est indiqué par Ricoh à 7,2 x alors que, à l’utilisation, il indique « 36x ». L’explication est simple : 7,2x s’applique à la focale maximale (140 mm) soit 1008 mm. Si l’on applique ce « 36x » à la focale minimale (28 mm) on obtient aussi 1008 mm. La notice d’utilisation est plus complète sur ce point et indique bien « 36x ».
Le WG-80 comporte un « zoom intelligent » dont les performances sont étroitement liées au nombre de pixels enregistrés. - L’autonomie, 300 images avec une batterie complètement chargée, n’est pas énorme, mais toutefois suffisante pour un appareil de ce type.
- L’appareil ne prend que des images JPEG (pas de RAW).
- Par défaut, en mode programme, le format d’image est positionné à 16/9 pour 12 Mpx. Toutefois, plusieurs formats sont disponibles. Si l’on choisit 16 Mpx, le ratio d’image est alors obligatoirement de 4/3. C’est le cas des photos présentées ici.
Quatre images pour illustrer l’angle de champ du zoom. Le sujet est à dix mètres environ :
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Ces images n’ont subi aucun post-traitement et ont juste été redimensionnées. A 36x, il aurait été préférable d’utiliser un trépied plutôt que d’opérer à main levée !
Un appareil pour qui ?
Il est très difficile de répondre à cette question. Parce que je possède depuis de nombreuses années un « ancêtre » de ce WG-80 (un WG-50), j’aurais eu tendance à répondre : « un appareil pour les enfants », parce qu’il est petit, léger et très résistant aux sévices qu’un enfant peu soigneux pourrait lui infliger. En faisant l’impasse sur la qualité générale des photos. Quoique ! Dans cet article maintenant ancien, nous avions bien produit 2 images fort acceptables, prises avec ce WG-50. Mais sans plus y prendre garde.
Force est de constater que le WG-80 peut produire des images relativement intéressantes. Et en nets progrès par rapport à celles du WG-50. Certes, elles ne sont pas au niveau d’un K-1 mark II ou d’un K-3 mark III, ni même d’un GR III ou GR IIIx. Mais les capteurs utilisés sont très différents, tout comme les logiciels internes de traitement.
Il ne faut cependant pas oublier que le menu autorise plusieurs réglages à adapter aux situations diverses qui peuvent se présenter. On y trouve, notamment, un mode de mise au point basé sur l’hyperfocale, très utile en photo de rue par exemple.
Résultats photographiques
Les 2 photos ci-dessous ont été prises avec le WG-80 lors de l’exposition « Hyperréalisme » au Musée Maillol à Paris. Il s’agit de sculptures modernes utilisant, notamment, le silicone. Leur réalisme est sidérant, comme celui de toutes les autres sculptures exposées. On ne peut qu’encourager vivement nos lecteurs qui le peuvent à visiter cette exposition.
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| (https://samjinks.com/) | (https://www.valteradamcasotto.com/about-montauk) |
D’autres photos
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En conclusion
Alors ? Que pour les enfants ? Non ! Ce tout petit APN prend si facilement place dans une poche de veston, voire de pantalon (si l’on n’est pas trop regardant sur son apparence personnelle), qu’on peut l’emporter partout avec soi. Son poids plume est à cet égard un très gros atout. Comme, en plus, il a le bon goût d’être opérationnel environ une petite seconde après son allumage, on voit tout de suite le parti que l’on peut tirer d’une si rapide disponibilité, même en « tout automatique ». C’est d’ailleurs dans ce mode qu’ont été prises les photos présentées dans cet article.
Il aurait probablement été intéressant de le pousser dans ses retranchements. Cela dépasse, toutefois, le cadre d’une simple prise en main.





















