Pentax, une lueur d’espoir ?

Une équipe de Ricoh Imaging menée par Azunobu Saiki, principal responsable de la division caméras de Pentax et Ricoh, a donné une interview au site Espagnol de Photolari. Cet échange est intéressant, car il a eu lieu au moment du dernier CP+, après que Ricoh a annoncé que la firme était en réflexion pour un éventuel reflex. Et pour la première fois depuis longtemps, un vrai signe d’espoir a été accordé aux pentaxistes, avec un engagement fort de continuer à développer des reflex… tant qu’il y aura des clients. Ricoh a bien conscience qu’il s’agit d’un pari et que, pour réussir, il faudra proposer des produits capables d’attirer. Car même si le marché de masse et les volumes associés ne sont pas la cible, en cas de mévente, la question d’une suite se posera.

La bonne nouvelle est qu’il y a bien désormais un projet interne en développement. Nous serions passés du mode réflexion au mode développement. Ce qui est un pas en avant. Par contre, pas d’indices véritables sur le format choisi (APS-C ou FF ou les deux). Cet appareil aurait des caractéristiques modernes (quid ?) qui devraient répondre aux besoins des utilisateurs d’aujourd’hui. Mais attention, un système AF très rapide ne semble pas être au programme. En même temps, un AF de ce type ne servirait à rien sans moteur véloce dans les objectifs, afin d’être en mesure de réagir instantanément.

Un K-1 III doté d’un capteur de 52 max, avec un système AF similaire à celui de feu le K-3 III, mieux réparti sur la surface du capteur (c’est-à-dire plus limité à la surface d’un APS-C), et proposant une rafale en RAW atteignant les 8 i/s, ce produit serait bien accueilli. Et si un APS-C expert pouvait aussi surgir afin de contenter tous les acheteurs, ce serait parfait.

Attention tout de même. Azunobu Saiki a été assez clair sur le fait que Ricoh continuerait tant qu’il y aura une vraie demande (c’est du moins ma compréhension). Cela sous-entend que si un ou des produits sortaient, mais ne rencontraient pas le public, c’est-à-dire s’il n’y avait pas une transformation des revendications en achat effectif, tout pourrait arriver. Il ne faut pas oublier que Ricoh reste une entreprise privée, où le bénéfice doit être au rendez-vous. Cette société ne peut pas travailler à perte.

On notera aussi que Azunobu Saiki a laissé la porte ouverte à d’autres produits, comme un reflex argentique. À un moment, je me suis même demandé s’il ne parlait pas des Q…

2 réponses

  1. Sans K-1 III à venir, je quitterai la marque, mais pour aller où ?
    Le Nikon Z-8 aurait ma préférence, mais avec quels objectifs ?
    Quant on a gouté aux DA* 300mm et 200mm, au DFA 85mm, sans parler du 24-70 Tamron rebadgé…
    Mais Pentax ne devra pas se rater, une simple mise à niveau du K-1 II ne sera pas suffisante.
    Les limites de mon K-1 II sont dans l’ordre d’importance :
    -un buffer qui tient plus du goulet d’étranglement.
    -le poids.
    -la mise au point auto.
    -un catalogue d’objectifs non renouvelé.
    Ses qualités :
    -Sa visée.
    -Sa tropicalisation inégalée.
    -sa stabilisation 5 axes.
    -une ergonomie hors-paire.
    Un avenir à la Leïca est une solution, déjà évoquée, avec vente en direct, sur de petites quantités. Mais pour quelle clientèle ?
    Les pentaxistes sont plutôt vieux, comment attirer une jeune clientèle biberonnée au téléphone portable et ses photos à la con ?

    1. Sur la première partie. Par rapport à l’année dernière, il y a enfin une indication sur un boitier possible. Ce qui est un motif d’espoir. Ricoh a quelques brevets en stock qui pourrait grandement améliorer le produit, comme un viseur optique, mais enrichi avec des informations numériques. Par contre, rien n’indique des avancées coté AF. Sans plus d’informations officielles, difficile d’avoir un vrai avis. Et mon opinion, forgée par ce qu’on m’a confié, ne vaut pas tripette.

      Sur un remplacement…
      Les optiques : il y a d’excellentes optiques en dehors de Pentax. Par exemple, le dernier 24-70/2.8 de chez Nikon semble être le meilleur jamais sorti, toutes marques confondues. Canon semble avoir opté pour des conceptions différentes de ce que la firme produisait auparavant, avec un certain succès, rendant les objectifs moins lourds. Sony mise sur ses produits ou ceux de Sigma/Tamron…
      Les boitiers : la stabilisation 5 axes existe chez les autres aussi, mais n’est pas forcément dispo sur tous les boitiers. Sur l’ergonomie, c’est aussi une question de nouveaux réflexes à apprendre.

      Pour en finir :
      1- Si je devais changer de marque en 2026, mon choix ne serait peut-être pas celui effectué en décembre 2023. En plein format, deux marques sont au-dessus tandis que l’une doit changer sa plateforme technique, qui a 10 ans désormais, pour redevenir compétitive.
      2- Changer de marque coute très cher (nous avons écrit sur ce sujet). Il faut vraiment s’interroger sur les véritables motifs ouvrant la porte à un changement. Il ne faut pas changer sous le seul prétexte d’un « parce que ». Les boitiers Pentax restent d’excellents produits, avec des limites certes.

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