Un capteur Plein Format (24 x 36 mm) de 24 Mpx, voilà la première caractéristique de ce nouvel hybride annoncé par Nikon le 3 avril. Par le nom, la filiation est clairement établie avec le Z5 sorti en 2020. Mais sur le plan technique, ce serait plutôt un Zf recarossé ! En effet, le Z5 II a repris le capteur, le processeur Expeed 7 ou encore la stabilisation mécanique. Il intègre aussi un AF largement amélioré (par rapport au Z5) dopé au Suivi 3D, un mode rafale à 14 i/s ou le déclenchement préalable (de 0,3 à 1 s). On peut s’attendre à ce que la qualité d’image soit similaire à celle proposée par le Zf. Donc plutôt excellente.
L’autonomie annoncée serait de 400 déclenchements environ. Ce qui est correct pour un appareil hybride, fort consommateur d’énergie. L’achat d’au moins une batterie supplémentaire s’imposera.
Depuis quelque temps, la tendance lourde est la transformation des produits photographiques en produits destinés à la vidéo. Nikon, depuis son rachat de RED, n’échappe pas à cette recherche d’un nouvel eldorado. Sans aller jusqu’à disposer de la 8K, il propose du 4K 30p sur toute la surface du capteur, l’enregistrement au format N-RAW (format de vidéo RAW compressé propre à Nikon, concurrent au ProRes RAW et autres), la prise en charge des HLG et N-Log (profils de courbe gamma utilisés pour maximiser la plage dynamique et le rendu de l’image), un mode Full HD 120p et l’application en temps réel des LUT RED.
Le boîtier nu sera proposé, à compter de fin avril, à 1899 €, tandis qu’un kit Z5 II + 24-70/4 devrait être disponible pour 2499 €. Des sommes importantes, mais le positionnement de Nikon semble plus agressif que ses concurrents (comparaison avec une même génération de matériel). Sur le papier, le Z5 II apparaît être un boîtier sérieux qui a tout pour plaire.