Faire une mise au point sur la mise au point, c’est comme un rappel de vaccin. On est rarement tenu par un calendrier strict, mais on doit le faire de temps en temps. Manière de ne pas oublier !
On devrait d’ailleurs parler de faire le point sur les différentes possibilités dont on dispose pour focaliser sur le sujet.
D’emblée, évitons les processus automatiques qui sont résumés par l’acronyme « A.F » (Auto Focus). Tout le monde peut aisément confier à son boîtier numérique moderne le soin d’effectuer une mise au point précise. À deux conditions essentielles, cependant :
- Connaître les fondements en la matière.
- Utiliser un objectif apte à focaliser sur ordre (déclenchement le plus souvent).
Sinon, le risque est d’obtenir, volontairement ou pas, une photo floue, ce qui peut avoir son charme !
Pour ce qui est des connaissances de base en matière de mise au point, nous en avons tellement parlé au fil de nos articles que nous n’y reviendrons pas aujourd’hui.
Les autres manières d’effectuer une mise au point peuvent se résumer en :
- la mise au point manuelle (quel que soit l’objectif)
- le « trap-focus »
- le « zone-focusing »
- le « focus stacking »
La mise au point manuelle
Tous les objectifs, les plus récents comme les plus anciens, cochent les cases nécessaires pour une utilisation manuelle. On observera que si de plus en plus d’objectifs modernes ne possèdent pas de bague de diaphragme, TOUS, sans exception, possèdent une bague de mise au point, parfois peu pratique, comme ici :
Alors pourquoi s’abstenir de l’utiliser ?
Le trap-focus
Il s’agit, dans ce cas, de laisser l’appareil prendre lui-même la photo, mais selon les conditions qu’on lui aura imposées. On le mettra « dans ces conditions qui vont bien » (voir notre article sur le sujet) surtout pour ce qui concerne la mise au point. Et, pour le reste, on s’en remettra au sujet, en espérant qu’il ait la bonne idée, si l’on peut dire, d’accepter les règles du jeu. Un exemple ICI.
Le zone-focusing
Il est assez rare que l’on pratique consciemment cette méthode de mise au point. Pourtant, elle ne manque pas d’intérêt. Reconnaissons cependant qu’elle ne convient pas à tous les sujets. Nous l’avons aussi exposée dans un article plus détaillé : nos lecteurs et lectrices pourront s’y reporter, si cette méthode les intéresse.

Le focus-stacking
C’est une pratique qui consiste à « empiler » des mises au point décalées, afin d’obtenir un cliché résultant parfaitement net. Toutefois, la zone de netteté totale sera décidée et déterminée par le photographe. Pour ce faire, il faudra disposer d’un logiciel permettant justement de combiner ces mises au point. Au préalable, pour la prise de vue, il sera quasi impératif d’utiliser un trépied ou, pour le moins, un support très stable : le cadrage ne doit pas varier, seul le point de « focus » doit se déplacer entre deux vues.
La façon détaillée de procéder a aussi été évoquée dans un article précédent.

L’été se prête à toutes les expérimentations : n’hésitez pas à vous initier à ces pratiques inhabituelles de faire le point !

2 réponses
Merci Micaz pour cet article.
Juste un p’tit clin d’œil, une mise au point 😉
C’est exactement ça ! Ou alors une piqûre de rappel si on faisait de la médecine. Mais sans doute moins agréable.