La patience n’est pas la vertu la plus partagée parmi les photographes. Elle est pourtant essentielle dans de nombreux domaines.
Quand faut-il faire preuve de patience ?
La patience est une vertu cardinale pour tout être vivant, pour des raisons diverses ! Pour le fauve, c’est quand il attend le bon moment pour bondir sur sa proie. Pour le pêcheur, c’est quand il attend que le poisson veuille bien mordre à l’hameçon. On pourrait ainsi multiplier les exemples. Et pour le photographe ?
On ne listera pas toutes les situations où la patience est nécessaire, mais, parmi elles, on pourrait citer :
- La photographie de rue
Quand on a trouvé un lieu qui se prête volontiers à cette pratique, la bonne photo se distinguera de la photo banale par la présence d’un élément inattendu, comique, en tous cas revêtant un intérêt particulier. Et cet élément n’est pas forcément présent dès le départ. Il faut savoir attendre le passant à l’allure comique, au comportement inattendu, etc. Cela peut être long, bien sûr ! Mais on a alors la satisfaction d’une photo intéressante.
- La photo animalière
Je n’ai jamais vu un animal venir poser de bonne volonté devant mon objectif et se positionner idéalement pour le cadrage. Ce genre de photo demande absolument de la patience… et du soin ! Donc, de la préparation. Savoir attendre « le bon moment ». Toutes choses nécessaires pour réussir une belle image.
Ce ne sont là que deux exemples dans des domaines très différents. Toutefois, on pourrait les multiplier à l’infini, tant sont infinies les possibilités de belles photos.
Demandez-donc à Vincent Munier ce qu’il en pense !
Ces deux images ont nécessité d’attendre « le bon moment ».
La patience nécessaire, mais pas bêtement
Être patient en photo est nécessaire, nous en sommes convaincus. Mais il importe de ne pas être patient n’importe comment.
Si attendre le bon moment pour shooter est primordial, encore faut-il être prêt ! L’attente doit être mise à profit pour se préparer :
- Se préparer soi-même en fonction de la météo, notamment, ou de l’environnement,
- Prévoir les situations susceptibles de se présenter et agir en conséquence
- Préparer son matériel compte tenu des circonstances : l’objectif adapté, les réglages du boîtier, la parfaite disponibilité des batteries (bien chargées) et des cartes-mémoire (avec une grande marge de remplissage).
Bref, tout ce « cérémonial » prend du temps, mais il est nécessaire et donc il faut être patient pour le mettre en œuvre et ne pas s’engager dans des « shoots » à tort et à travers.
Et n’oubliez pas : si les conditions ne sont pas favorables, revenez plus tard, quand elles se seront améliorées. En un mot : soyez patients !


3 réponses
Il faut aussi de la patience pour écrire. Merci Micaz pour cet article,
La patience n’est pas la vertu la plus partagée parmi les photographes, et surtout pas la mienne.
Pour l’animalier j’ai choisi une solution de facilité, les parcs animaliers, surtout ceux où il y a une avifaune sauvage qui fréquente le parc. Toute fois la patience reste indispensable, si non adieu la belle attitude de l’animal.
Je crois que je ne serai jamais un photographe animalier sauf pour les insectes comme mes libellules adorées quand elles sont en vol. Là il faut beaucoup de patience pour rater le moins possible de photo.
Ceux qui ont abandonné leur reflex pour le smartphone sont peut-être des photographes qui manquent de la patience.
Mes excuses pour les smart-photographes qui ont de la patience et qui font de très belles photos. L’outil ne fait pas le photographe ni la photo. Tant que la créativité reste au photographe.
En parlant du smartphone je vais ramer à contre courant, je suis arrivé au constat que c’était un bon outil pour sa discrétion dans la photo de rue.
Bonsoir Yves et merci pour ce message !
Pour écrire, la patience n’est pas absolument nécessaire. Il faut surtout de la motivation et, plus encore, des sujets ! Ce ne sont pas les sorties de matériel de Pentax qui vont nous aider, et, pour le reste (sujets généraux), nous avons déjà tellement écrit ! Dès lors, peut-on trouver plus patient qu’un pentaxiste ? J’en doute.
Ici, je ne croise plus que très rarement des libellules et, plus généralement, des insectes. Conséquence logique, les oiseaux se raréfient aussi. En revanche, les bipèdes humains sont toujours très nombreux mais ils ne sont pas mon sujet de prédilection… et comme je n’ai plus aucune patience à l’égard du manque de savoir-vivre de beaucoup d’entre eux, je préfère les ignorer !
Attendre le bon moment n’y suffira pas sans enrichissement au préalable.
Technique acquise (celle des outils utilisés et choisis) le temps est nécessaire mais, plus spécifiquement pour, en amont, apprendre à connaître le sujet à photographier ; ensuite seulement arrive le kairos, l’instant opportun.
L.
P.-s. : l’homo sapiens subspecies sapiens L. reste une longue, très longue étude… :-)))