La bonne vieille opposition est de retour sur le site. Je ne vais pas encore une fois expliquer en détail ce que sont le RAW et le JPEG. Je l’ai déjà fait, pas plus tard qu’en février dernier.
Des dégâts bien visibles
Cette pastille, qui arrive en même temps que la chaleur caniculaire d’un week-end prolongé, est née d’une recherche d’images pour un futur article. En regardant attentivement certains clichés, je n’ai pu que constater, une nouvelle fois, les dégâts du JPEG avec une destruction et une perte de matière.
Pour toutes les photos suivantes, l’APN était en RAW+JPEG. Le RAW est à gauche et le JPEG à droite.





Ces exemples illustrent parfaitement la différence d’informations disponibles entre les deux fichiers. Je n’ai pas passé en revue tous les cas possibles de « maltraitance' » des images, laissant de côté, par exemple, les effets de postérisation qui peuvent apparaitre parfois.

Pourquoi tant de différences ?
La raison principale est assez simple. Le RAW propose 16 384 nuances par couleur primaire, soit 4 398 046 511 104 couleurs possibles (16384 x 16384 x 16 384). Le JPEG, quant à lui, n’a à sa disposition que 256 nuances par canal, soit 16,7 millions de couleurs possibles (256 x 256 x 256). Cela représente 262 144 fois plus d’informations pour le premier. Or, plus on a de données, meilleures sont les possibilités de post-traitement.
Il faut ajouter à cela une deuxième raison, une compression qui va supprimer de nombreux éléments importants sur la couleur et la matière.
Même si le JPEG conserve des avantages certains, le RAW est un roi incontesté ! Il ne s’agit pas ici de contester le format JPEG, mais de bien avoir en tête les effets de ce format sur le résultat final.
5 réponses
Bonjour F. Mélusine, s’il te plaît…☺☺☺ »En lumière du jour, ce n’est pas mieux, même si, en baissant d’un IL au moment de la prise de vue, le JPEG a pu conserver des détails qui auraient disparu sinon ». Le JPEG, t’es sûr ??? Cela ne serait pas plutôt le PEF, le RAW, le ARW ou le DNG ??? Sinon, à quoi bon ? PEF + JPG = Cartes SD énormes mais le jeu en vaut la chandelle. Un clin d’œil à Micaz et à sa copine Mélusine ☺☺☺ Amitiés aux 2 du PhotoKlub.
Cliqué trop vite, même en baissant d’un IL… Alors là, je demande à voir !!! Bon, point la peine de publier ! Mais une penséé pour Micaz, bah tiens ☺☺☺
En JPG, oui, baisser de 1 ou 2 IL permet de gagner un peu de matière par moment. Je vais tacher d’en faire un petit sujet prochainement.
Merci F. pour cet article.
Le RAW avec ses 16 384 nuances par couleur primaire est meilleur que le JPEG. Pour moi c’est sûr.
C’est dans les conditions extrêmes qu’il est le Roi .
Le choix qui a été fait de présenter des photos dans des conditions de faible de lumière et avec des lumières de réverbère a été judicieux.
Dans des très bonnes conditions d’éclairage (pas de ton très sombres pas de tons très clair), le jpeg donne de bons résulats. De plus, si je ne me trompe pas, le jpeg est souvent le fruit d’un post-traitement du brut par l’APN.
Merci.
Plusieurs points à ma réponse :
– Le choix de présenter des images en conditions difficiles était volontaire, souhaitant montere que les dégats pouvaient être importants.
– Pourtant même dans de bonnes conditions (comme la fleur), on distincte la perte de matière.
– Le JPEG issu du boitier est bien le résultat d’un traitement interne au boitier, qui applique des courbes de correction en fonction du modèle choisi, avant de comprimer les canaux et compresser l’image.
– Le JPEG ne doit pas être abandonné (quoique, certains remplaçants plus intéressant existent). C’est en soi un bon format, pratique/ Il faut, comme je le dis, être conscient de ses limites quand on l’utilise.