En macrophotographie, une bague allonge peut rendre bien des services. Dans ce domaine, en raison des faibles rapports de grandissement de beaucoup d’objectifs dits « normaux », il faut se tourner soit vers des optiques dédiées (excellentes mais coûteuses) soit vers des accessoires nettement plus abordables financièrement, mais parfois difficiles à utiliser. Nous en avons parlé dans cet article.
La bague allonge constitue une solution économiquement intéressante permettant d’obtenir d’excellents résultats.
Qu’est-ce qu’une bague allonge ?
C’est une sorte de « tube », sans lentille, s’intercalant entre boîtier et objectif. Il doit, évidemment, posséder une monture compatible (mâle d’un côté, femelle de l’autre) avec l’un et l’autre !
Son rôle est d’augmenter le tirage de l’objectif, entraînant ainsi une augmentation du grandissement et un raccourcissement de la distance minimale de mise au point. Avec un inconvénient : une diminution de la quantité de lumière traversant le système.
Le gain en grandissement s’obtient en divisant la longueur de la bague par la longueur focale de l’objectif. Ainsi, une bague de 25 mm placée entre le boîtier et un objectif de 50 mm, permettra un gain de grandissement de 0,5x (25/50).
Un rapide calcul permet par conséquent de déduire que les tubes allonges, pour une longueur donnée, sont plus efficaces avec des objectifs de courte focale.
Différents types de bagues allonges
Certaines bagues – rares – sont munies de contacts permettant au boîtier de « dialoguer » avec l’objectif, d’autres – bien plus nombreuses – en sont dépourvues et on opère alors manuellement, mise au point comprise. Pentax ne fabrique plus rien dans ce domaine depuis longtemps.
Ces bagues existent en différentes longueurs (en général de 12 à 50 mm), sont combinables entre elles et sont utilisables avec tous les objectifs munis d’une bague de diaphragme, zooms compris.
Il en existe aussi désormais pour les boîtiers hybrides.
Une bague allonge Pentax de 50 mm :


L’utilisation « sur le terrain »
On l’a dit, l’utilisation peut s’avérer délicate : la faible distance de mise au point, le grandissement, le manque de lumière imposent généralement d’utiliser un support stable (trépied, …). Mais les résultats peuvent alors concurrencer ceux que donne un objectif dédié à la macro.
En revanche, la plage de mise au point est limitée, la profondeur de champ minime et il est impossible d’obtenir l’infini.
Quelques photos
Avec un Pentax D FA 50 mm Macro f/2.8

Avec un Pentax FA 50 mm f/1.4





Une réponse
Les bagues allonges m’ont rendues de bons services pour dépasser le rapport de grandissement de 1/1.
Ma première macro je l’ai effectué en 1975 avec une bague d’inversion avec un 28mm sur un KX. Mais c’est une autre histoire …