Fin 2025, informations en vrac

Quelques informations du monde de la photo en cette fin d’année 2025 :

  • Le marché de la photo est en contraction sur le plan mondial, en raison d’un fort ralentissement en Chine (fin des subventions à la consommation apparues avec le COVID) et à la hausse des tarifs douaniers américains. Mi-novembre, Sony a été le premier constructeur à annoncer une alerte sur les profits. C’était certes attendu et comptabilisé, mais cela souligne que le contexte économique de la photo reste fragile.
  • Alors que Sony est en perte de vitesse côté vente, la firme vient de proposer deux firmwares qui apportent de vraies nouveautés aux modèles A7R V et A7 IV, comme une mise à jour de l’autofocus avec de nouvelles zones de mise au point, la possibilité de personnaliser les zones de map ou l’orientation des informations de prise de vue dans les modes paysage et portrait. Des évolutions assez importantes pour des boitiers en fin de cycle.
  • Sony a proposé son tout dernier boitier, le A7 V, un boitier plus orienté photo que vidéo (apanage d’une autre gamme) ! Alors que ce boitier était prévu pour le début de l’année prochaine, Sony a libéré son fauve plus tôt que prévu, sans doute pour tenter de contrer à la fois la baisse de ses ventes et la disponibilité du nouveau Canon R6 III. Le Sony A7 V dispose d’un capteur semi-empilé, un écran arrière totalement orientable (à la manière du Pentax K-1), le RAW sur 14 bits dans tous les modes de prise de vues (même là où la concurrence baisse à 12 bits lors des fortes cadences de rafale, une autonomie et une solidité intéressantes… Un produit qui se rapproche plus de la gamme A9 que de la gamme A7 en termes de qualité. Reste à savoir quelle va être la disponibilité réelle, au vu des modes de production à flux tendu.
  • Canon propose depuis la fin novembre le R6 III, un boitier full frame dont le capteur de 33 Mpx n’est ni empilé, ni semi-empilé. Face au nouveau Sony A7 V, si, pour certaines fonctionnalités, il lui semble inférieur, sur d’autres, c’est le contraire. Aucun boitier n’est parfait et chacun défendra sa chapelle. En tout cas, le R6 III est bien né avec sa stabilisation assez exceptionnelle (prendre des clichés de 1 s à main levée à 200 mm, c’est tout à fait possible), la fonction pré-shot (prise de vue 0,5 avant de déclencher réellement) ou la rafale à 40 i/s (12 i/s avec l’obturateur électronique).
  • Toujours coté Canon, le R7 II (modèle APS-C) devrait faire son apparition au premier semestre 2026.
  • Leica devrait proposer en 2026 un nouveau boitier SL (hybride à monture L), fortement inspiré par le Panasonic S1 RII, un 44 Mpx.
  • Panasonic/Lumix vient d’annoncer la fermeture de son service Lumix d’assistance Pro, dédié aux photographes/vidéastes professionnels (ceux qui travaillent en agence, sur des évènements sportifs et autres). Il est vrai que Lumix semble avoir changé de stratégie, visant plutôt le marché des vlogueurs et autres créateurs de contenu. Cela montre surtout que la marque n’a pas réussi à entrer sur ce marché assez particulier.
  • Nikon, malgré des résultats très encourageants, vient d’enregistrer une perte fiscale de 31 millions de $, sur la période avril-septembre 2025. La cause ? La politique douanière américaine, essentiellement, et un peu la fluctuation des taux de change. Une perte anticipée (comme Sony) et qui va concerner certainement d’autres acteurs.

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