« Faut-il convertir en .DNG les fichiers RAW-propriétaires » ? Autrement dit, pour les pentaxistes, doivent-ils convertir les fichiers PEF en fichiers DNG ?
Il n’existe, évidemment, aucune obligation expresse de procéder à cette conversion. Et aucune sanction si on ne le fait pas.
Avant de convertir (ou pas), quelques rappels
Les formats de RAW
Chaque constructeur d’appareil photo a ses propres formats de fichiers : PEF pour Pentax, NEF pour Nikon, CR2 pour Canon, ARW pour Sony, etc. Ils ne sont pas compatibles entre eux et chacun a ses spécificités, même si l’on y trouve, évidemment, des rubriques communes notamment les données de la prise de vue : ouverture, temps de pose, sensibilité, entre autres. Et ce sont les spécificités de chaque constructeur qui le conduisent à fournir le logiciel capable de les traiter.
Par exemple, Pentax fournit Digital Camera Utility (DCU, une émanation de SilkyPix), mis à jour à chaque nouvelle version de boîtier. Personnellement, je ne l’utilise pas pour traiter mes images, mais il est bien utile quand j’ai oublié avec quel objectif Pentax j’ai pris telle ou telle photo ou que mon logiciel habituel ne le connait pas. DCU les connaît tous, sauf les très anciens uniquement manuels, bien sûr !
Spécificités du RAW
L’avantage des fichiers RAW (« RAW » signifie « brut ») est d’encoder les fichiers sur un nombre de bits (entre 12 et 16) bien supérieur aux 8 bits d’un fichier JPEG. Ce qui offre des possibilités bien meilleures et plus nombreuses en matière de post-traitement. Non compressé par nature, il comporte aussi bien plus de données avec pour principal inconvénient, un « poids » nettement plus important (voir plus loin).
On l’appelle souvent « négatif numérique » car il est un peu à la photo numérique ce que le film négatif est à la photo argentique. Sauf qu’il n’est pas visualisable, lui !
Le format DNG
Le DNG (Digital NeGative ) est une création d’Adobe, qui a voulu, d’une certaine manière « unifier » les RAW propriétaires en permettant de les traiter tous. Mais ce n’est pas par bonté d’âme ! C’était surtout pour promouvoir et « universaliser » ses principaux logiciels de traitement d’images, Lightroom et Photoshop. Ce but a été largement atteint, ces deux logiciels dominant le marché dans leur domaine.
Développé en 2004 sur la base du format TIFF 6.0, le DNG reprend les données essentielles des RAW propriétaires. Notons que les constructeurs d’APN offrent généralement le choix du format d’enregistrement.
Le volume du RAW DNG est le plus souvent légèrement inférieur à celui du RAW propriétaire : c’est bon pour le stockage !
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Convertir ou pas
C’est une question sans réponse claire et définitive. Chacun a le choix de convertir ou pas, cela n’aura aucune incidence sur la qualité des photos. Après avoir débuté avec du PEF (par défaut sur les APN Pentax), je suis passé au DNG. Pour convertir en DNG mes PEF existants, j’ai utilisé le logiciel gratuit fourni par Adobe, Digital Negative Converter. Mais les utilisateurs de DCU trouveront aussi une option de conversion dans ce programme.

Alors, à chacun son choix, la qualité des photos n’en souffrira pas.


15 réponses
Bonjour
Je suis d’accord avec vous et c’est ce format DNG que j’utilise le temps des retouches éventuelles. Mais après je les exporte pour les fixer définitivement dans le format TIFF. Je ne savais d’ailleurs pas que ce format avait donné naissance au DNG. La boucle est bouclée en quelque sorte.
Bonjour
Exporter en TIFF est, d’un point de vue technique et qualitatif, une très bonne solution, à condition toutefois de disposer d’un espace de stockage suffisant : ce format est beaucoup plus volumineux que le DNG ou le PEF.
En réduisant les fichiers au format A4 / 260 DPI environ, ça reste pas trop lourd (20 à 30 Mo).
Et ça dépend aussi de la quantité de photos qu’on garde. Avec un disque 500 Go j’en ai personnellement encore pour quelques années.
Certaines de mes photos vouées à être envoyées par mail et non (éventuellement) imprimées sont évidemment exportées en JPG.
Bonjour,
J’avoue ne pas comprendre l’export en TIFF « définitif ». Le RAW permet, une fois développé et que le résultat est enregistré dans le conteneur (c’est un fichier xml, donc du texte), de faire les exports que l’on veut. Le poids sur disque est beaucoup plus faible en RAW (quel que soit le format) qu’en TIFF… (sauf à réduire la taille de l’image et là, c’est encore un choix technique que je ne m’expliquerai pas). De plus, un TIFF est figé presque définitivement, tandis que les logiciels de développement RAW évoluent. La comparaison entre les développements d’images d’un K-20D avec le logiciel de l’époque et ceux refaits avec les processus de dev d’aujourd’hui montre des différences. Si la conversion RAW vers TIFF a eu lieu et qu’on a supprimé le fichier d’origine, c’est foutu.
Précision : le TIFF n’a pas donné naissance au conteneur DNG. JPG, PNG et consorts sont des images. Le TIFF est à la fois une image et un conteneur de données car l’image peut se présenter sous différentes formes (8 ou 16 bits, compressé ou non, etc.). Un RAW lui, qu’il soit dans un conteneur DNG, PEF, CR3 et autres, c’est QUE des données brutes qu’il convient d’interpréter avec un logiciel. Par contre, Adobe a utilisé certaines spécifications du format TIFF, dont il est propriétaire (suite à l’acquisition de Aldus), pour la structure et l’organisation des données du conteneur DNG.
Bonjour
Figer la photo dans un format qualitatif, c’est exactement ce que je veux. Plus de retouche possible. D’ailleurs je fais très peu de retouche, le seul logiciel Photos d’Apple me suffit amplement, avec Photo Perspective Pro, éventuellement pour la photo de rue.
Dans une réponse à Micaz (qui n’apparait pas au moment de cette réponse) je précise que je réduis les fichiers au format A4 en 200 à 300 DPI.
Pour ce qui me concerne, l’intérêt photographique se joue essentiellement au moment de la prise de vue et les photos que je juge réussies (je suis simple amateur) sont très souvent imprimées dans le format mentionné plus haut et placées sous cadre chez moi pendant un temps plus ou moins long.
Je fonctionne toujours comme je le faisais en argentique, ce qui explique peut-être ce besoin de figer le résultat : grosse sélection (je garde généralement 3 à 5 photos par sortie), développement, impression, ou intégration (en JPG) dans une mise en page pour les envoyer à mes proches.
Bonjour,
Quand je faisais de l’argentique, rien n’était figé définitivement. On se permettait de faire des tirages différents, voire de tenter autre chose à partir du négatif originel. Tant que c’est selon les idées/directives du photographe et pas d’un tiers.
Votre choix de passer en TIFF et de se débarrasser des originaux est singulier, mais pourquoi pas. Singulier certes, mais respectable. Tant que cela correspond à votre vision car c’est ce qui compte. En la matière, y’a des principes généraux et des exceptions.
Dernier point, A4 est un format de sortie uniquement (et 260ppp veut dire que l’imprimante va « mettre » 260 impacts d’encrage par pouce carré). On peut imprimer sur du A4 avec une photo de 120 x 120 pixels, comme 9000 x 6000 pixels… Ce qui compte, c’est justement le nombre de pixels L x l.
Bonne continuation à vous
Effectivement, il est bon de préciser qu’en ce qui concerne la résolution, ça correspond pour moi à environ 5550 par 3700 pixels, c’est ce qui m’est proposé à la conversion.
Bonjour,
En ce qui me concerne, K1-II réglé pour enregistrer en DNG, reconnu par tous les logiciels, contrairement au PEF.
Et une fois développé/corrigé, en JPG 100% pour celles que je « publie » (ie : facebook)
Et je conserve tous les RAW, y compris les « pas top », parce qu’on ne sait jamais quelles vont être les évolutions futures des logiciels de retouche.
Bonjour
C’est une manière d’opérer assez partagée, je pense, et c’est aussi la mienne à une différence près : je ne « publie » pas sur Facebook..
Nous avons la chance de pouvoir prendre les photos en RAW DNG directement sur nos boitiers. Cela évite le PEF + caddy que j’ai vite abandonné, trop contraignant pour déplacer les fichiers.
Mes fichiers en DNG sont de suite renommés en aaaammjj sujet, traités avec LR puis exportés en jpg. (qui gardent le nom)
J’enregistre sur mon ordinateur dans un dossier reprenant la dénomination contenant deus sous dossiers RAW et JPG.
Le tout sauvegardé sur NAS et Amazon photo. (gratuit et possibilité de partage par envoi de lien)
Bonjour,
Chacun a le choix en fonction de ses goûts et des possibilités des logiciels de post-traitement dont il dispose.
Pour ma part, que je veuille traiter des PEF ou des DNG, mon logiciel (ACDSee Ultimate) les accepte pareillement (bien d’autres RAW aussi !) et ne présente pas les inconvénients que vous citez.
Ce qui n’est pas le cas de certains logiciels libres tels que DarkTable, RawTherapee, ART (Another RawTherapee), parmi d’autres, mais dont beaucoup sont tout de même extrêmement satisfaits.
La chance, selon moi, c’est de pouvoir disposer de tous ces logiciels de post-traitement parmi lesquels chacun peut « trouver son bonheur ».
Autre avantage du DNG: la possibilité d’inclure dans le fichier image les métadonnées crées par un logiciel de catalogage (Acdsee par exemple), évitant ainsi de trimballer des fichiers side-car. C’est plus simple, ça évite des pertes éventuelles, et ça permet de reconstruire assez facilement une base de données quand on remplace l’ordinateur.
Bonjour
ACDSee est un logiciel très souvent ignoré quand on cite des logiciels de post-traitement. Méconnu de beaucoup, il regorge pourtant de fonctionnalités très intéressantes et, la plupart du temps, très faciles à mettre en oeuvre.
Bien d’accord avec vous. On trouve très peu de documentation sur le net. C’est bien dommage.
La (seule ?) documentation disponible est sur le site d’ACDSee : ce sont des vidéos en anglais.
Sinon, on trouve aussi quelques vidéos en français sur Youtube, mais elles ne sont pas forcément tenues à jour (exemple)