Changer de marque ou pas, telle est la question. Si cette interrogation concerne de nombreux photographes amateurs ou professionnels, il est vrai que, pour les pentaxistes, elle est particulièrement d’actualité. Notre article, bien que généraliste, aura une résonance plus particulière pour cette catégorie.
Que l’on soit pentaxiste, canoniste, nikoniste, sonyste, fujiste, leicaiste ou autre, doit-on changer vers une autre marque ? Il ne s’agit pas d’une action anodine. Elle doit être mûrement réfléchie.
Pourquoi veut-on changer de marque ?
Vous vous en doutez certainement, mais il n’y a pas qu’une raison pour qu’un photographe désire changer de marque. Elles sont multiples, pas toujours les mêmes pour tous. Changer de marque nécessite de bonnes raisons, c’est essentiel pour réussir une transition. Et la première question à se poser est : « Vous espérez quoi ? »
Quels sont les gains espérés ?
Commencer donc par vous demander ce qui vous ferait plaisir. Et derrière, le genre de photographie que vous pratiquez déjà ou que vers lequel vous souhaitez vous orienter. C’est en y répondant que vous pourrez mieux définir le matériel approprié. Car l’équipement qu’un photographe va acheter va différer selon ses envies, pratiquer la photo de rue, de paysage, culinaire, animalière, sportive ou de spectacle…
Une fois que le ou les besoins actuels et nouveaux sont fixés, vous devrez vous demander en quoi changer de marque va vous être bénéfique par rapport à ce que vous aviez antérieurement. Quels sont les gains que vous espérez ?
Apporter des réponses sera alors le premier pas vers la bonne décision, quelle qu’elle soit.
Spéciale pentaxiste : Parce que Pentax est mort
Ou presque… Reconnaissons que les choix effectués par les directions successives de la marque depuis 15 ans ont eu des conséquences assez catastrophiques :
- Le renouvellement souvent à minima des boîtiers : le constructeur change le nom, le capteur et le design pour l’entrée de gamme, le reste demeurant plus ou prou identique.
- Un parc optique qui se réduit comme une peau de chagrin. 19 optiques pour le plein format, dont quatre 50 mm et plus rien au-dessus de 450 mm. 3 optiques pour APS-C (heureusement qu’il y a les objectifs PF).
- Un refus du modèle hybride. Pourtant, ce n’était pas comme si la firme n’avait pas une expérience en la matière. Pour preuve, le K-01, un hybride à objectif interchangeable arrivé trop tôt, et trop massif parce qu’il conservait la monture K et son tirage gigantesque. Il aurait fallu changer de monture, à l’instar de ce que feront Sony, Nikon, Canon, Leica-Panasonic-Sigma…
Aujourd’hui, il est de plus en plus rare de croiser des photographes utilisant du Pentax numérique. Et quand c’est le cas, la plupart sont largement cinquantenaires, voire plus. Pire, en deçà, la probabilité qu’ils connaissent cette marque légendaire est faible. Légendaire, car elle est à l’origine d’avancées technologiques importantes dans le domaine photographique. Ce que beaucoup oublient malheureusement.

En 2025, Pentax n’est plus une marque répandue, reconnue. Dès lors, rares seront ceux qui la conseilleront. Pire, les influenceurs, grands prêtres et orienteurs des achats, n’en feront jamais l’éloge (ou rarement). Or, ces nouveaux ambassadeurs des marques et des magasins ont aujourd’hui une forte résonance, que ce soit en France ou dans le monde. Les acheteurs les écoutent et nombreux sont ceux qui vont se décider en fonction.
Sans faire une nouvelle charge contre Ricoh Imaging et son absence de politique claire, à l’heure actuelle, choisir Pentax, c’est s’engager dans un avenir dont on ne sait rien. La marque est entrée en léthargie, laissant trop d’interrogations. Doivent-ils rester avec cette marque ou franchir le Rubicon pour une autre ? Avec déjà une réponse pour ceux qui ont investi depuis des années, qui possèdent de nombreux objectifs et qui ne veulent pas attendre quelques années avant de retrouver une situation comparable : surtout, ne changez pas.
Parce que l’herbe est plus verte ailleurs
Un photographe change parce que la concurrence propose mieux. Cela va des fonctionnalités supérieures à un vaste parc optique, en passant par un matériel plus moderne, plus pérenne dans le temps. Que de bonnes raisons, n’en doutons pas. Et si elles sont toutes véridiques, il faut les confronter à vos besoins réels. À quoi cela sert-il de s’engager vers une marque qui propose des focales 800 ou 1200 mm si vos pratiques sont la photo de rue et celle de paysage ? À rien !
Cela me fait penser aux salariés qui changent d’entreprise tous les 6 mois ou un an. Parce qu’ils ne s’adaptent pas aux façons de travailler de la société, parce qu’ils ne communiquent pas avec leurs collègues ou parce qu’ils sont enfermés dans une logique de « je suis limité par l’entreprise, mes collègues, qui m’empêchent de m’exprimer, de donner ma pleine mesure« . Des excuses pour justifier qu’il convient de changer, cela ira mieux après.
Dans la réalité, les marques proposent du matériel différent et souvent meilleur que ce que vous avez sur certains points. Mais pas sur tous les points :
- Chez Pentax, il y a le fabuleux mode TAV, qu’on ne retrouve pas ailleurs. Les utilisateurs habituels de cette méthode sont un peu coincés. Canon propose bien un mode FV, mais, pour l’utiliser, il n’est pas aussi « friendly ».
- Le mode rafale infernal. Sony A9 va vous permettre de prendre 500 clichés en 2 ou 3 secondes. Mais si vous n’avez pas d’IA, le travail de tri et de traitement va être long et laborieux. Et puis, confier mon activité créative à une IA, cela me rebute intellectuellement. C’est moi le photographe, pas une IA.
Parce que l’on s’estime insatisfait
Cette justification est purement intellectuelle. Elle doit donc être mise de côté. Ce n’est pas parce que vous avez le sentiment de ne plus progresser, de faire de mauvais clichés que la faute en revient à votre matériel. Non, il faut d’abord se tourner vers l’opérateur, c’est-à-dire VOUS ! Prendre un bon cliché dépend de la composition, de votre capacité à inventer une histoire et de déjà connaître votre équipement existant.
Pendant des années des photographes ont réussi à prendre des clichés superbes, y compris en animalier ou en sport, avec des appareils bien moins performants qu’aujourd’hui. Alors pourquoi un K-50, un 800D ou un GR III ne seraient pas en mesure de convenir ? Changer de matériel sous ce simple prétexte est une idiotie. Car vous ne ferez pas mieux, même si, dans l’euphorie du moment, vous vous direz le contraire. Cela vous rassura dans votre choix. Pourtant, il n’en sera rien et, très vite, vous vous direz qu’il faut changer.
Par nécessité
Sous l’étiquette « nécessité », vous trouvez toutes les justifications techniques réelles. Cela va du besoin de disposer d’une rafale rapide (pour le sport, par exemple) à la nécessité de disposer d’optiques spécifiques qui n’existent pas pour votre monture actuelle.
Par opportunité
L’opportunité financière est l’une des meilleures justifications. Si vous avez la possibilité de tout revendre à un prix incroyable et racheter l’équivalent sans que le surcoût soit monstrueux, alors, pourquoi ne pas se laisser tenter ?
Les questions à se poser
Avant de penser marque, il convient de se déterminer sur des critères importants :
- Le format d’image qu’on souhaite adopter ;
- Le type d’appareil, à savoir hybride à objectif interchangeable ou compact type GR III.
- Les focales usuelles (et donc les objectifs souhaités)
- Que va m’apporter ce nouveau matériel ?

Micro 4/3, APS-C, Plein Format ou Moyen Format ?
Le choix entre les différents formats que sont le Micro 4/3, l’APS-C, le Plein Format et le Moyen Format dépend de plusieurs critères. À commencer par vos usages, le budget et les attentes en matière de qualité d’image.
Le Micro 4/3 (MFT : Micro Four Third)
Ces APN sont des hybrides. Ils sont principalement destinés à la photographie de voyage, la street photographie et surtout la vidéo, domaine où ils excellent. Ce format semble être un peu en perte de vitesse, avec moins de nouveautés, malgré les atouts dont ils disposent.
| Avantages | Inconvénients |
| Appareils et objectifs compacts et légers | Moins performant en basse lumière (capteur plus petit) |
| Bonne stabilisation d’image | Moins de bokeh et de séparation des plans qu’avec des capteurs plus grands (crop factor ≈ 2x) |
| Profondeur de champ plus grande (pratique pour la vidéo et la photo de rue) | |
| Prix généralement plus abordable |
L’APS-C
Ce format, que ce soit en reflex ou en hybride, permet de disposer de boîtiers plus petits que les Plein Format. Bien que les inconvénients soient similaires à ceux des MFT, ils sont moindres. Ils sont adaptés à toutes les pratiques photo, comme le reportage, le paysage ou le portrait. Ils sont également un atout, de par le facteur d’agrandissement (le crop factor), pour la photo animalière.
| Avantages | Inconvénients |
| Bon compromis entre taille, prix et qualité d’image | Moins de dynamique et de flou d’arrière-plan qu’un capteur plus grand |
| Bonne stabilisation d’image | Moins performant en basse lumière (capteur plus petit) |
| Profondeur de champ plus grande (pratique pour la vidéo et la photo de rue) | Un crop factor (≈ 1,5 x) par rapport au Plein Format : bokeh et séparation des plans moindre |
| Capteur plus grand que le MFT, donc meilleur en basse lumière | |
| Un choix d’objectifs plus important (selon les marques) |
Le Plein Format
Ce format 24×36 est la star des appareils photo depuis des dizaines d’années. Il représente le Saint Graal pour nombre de photographes qui ne s’imaginent pas faire autrement. Lumineux, il est adapté à toutes les pratiques photo, comme le reportage, le paysage ou le portrait.
| Avantages | Inconvénients |
| Meilleure qualité d’image, plus grande dynamique | Matériel plus encombrant et plus cher |
| Excellente gestion de la basse lumière | Objectifs souvent plus lourds et coûteux |
| Bokeh plus prononcé pour des portraits artistiques | |
| Un choix d’objectifs plus important (selon les marques) |
Le Moyen Format
Le Moyen Format, qu’il soit en 6×4,5 ou 6×7, propose une expérience différente de la photographie. Avec lui, on entre dans une autre dimension, celle des grandes surfaces, dont le summum est la chambre argentique. Très lumineux, il est adapté essentiellement aux pratiques photographies de mode, publicité, studio, paysage haut de gamme.
| Avantages | Inconvénients |
| Capteur encore plus grand, offrant une qualité d’image exceptionnelle | Très cher et encombrant |
| Plus grande plage dynamique et niveau de détail supérieur | Autofocus parfois plus lent |
| Idéal pour l’impression grand format et le travail en studio | Peu adapté aux situations nécessitant de la réactivité (sport, animalier) |
En résumé
Que l’on soit débutant ou amateur exigeant, l’APS-C est le meilleur compromis entre qualité et prix. Très souvent sous-estimé par rapport au FF, il ne mérite pourtant pas cette position. Son choix doit vraiment être envisagé, surtout si l’électronique du capteur sait gérer les ISOs (une qualité de certaines marques, quelle que soit la taille du capteur). Le Plein Format s’adresse lui aux professionnels, aux passionnés de bokeh et de dynamique. Le Moyen Format est, quant à lui, plutôt orienté vers des activités particulières où une qualité supérieure est souvent requise.
Reste le Micro 4/3 (MFT). Ce format s’est révélé particulièrement adapté pour la vidéo, Panasonic s’étant même fait spécialiste en ce domaine avec la gamme GH. Mais il me semble qu’il reste difficile à utiliser pour les personnes ayant peu de connaissances en matière d’appareil photo.
Pourquoi ? Parce qu’il y a le fameux facteur de recadrage (qui correspond au rapport entre la taille du capteur d’un appareil photo et celle d’un capteur Plein Format). Celui-ci indique combien l’image capturée est « recadrée » par rapport à un capteur Plein Format. Avec un facteur de 2x, une optique de 24 mm sur un MFT donne l’angle de vue d’un 48 mm en Plein Format. Et ce facteur s’applique également à la profondeur de champ, l’ouverture, la lumière et le bruit. La maîtrise correcte de ce format demandera plus d’implications. Certes, tout changement de format nécessite une adaptation de l’utilisateur. Mais quand les ratios ne sont plus les mêmes, le cadrage et la composition diffèrent.
Les hybrides à objectif interchangeable
Aujourd’hui, on change de marque dans le but de basculer dans le monde des hybrides. Il n’y a aucun sens à rester dans le monde reflex. Tout simplement parce que le temps d’apprentissage de la nouvelle marque est important. Donc, passer du Reflex de la marque X vers du reflex de la marque Y est, en 2025, un non-sens total.
Il y a le monde des reflex et le monde des hybrides. C’est à la fois très proche, et pourtant différent. Le monde des hybrides est celui où la prise de vue ne s’effectue plus tout à fait de la même façon. La grosse différence entre les deux, c’est la visée réelle. Certes, l’utiliser c’est avoir un petit moniteur à quelques centimètres de l’œil (ou faire comme nombre de photographes aujourd’hui, apprendre à shooter avec l’écran arrière). C’est aussi disposer d’un viseur qui montre vos changements de paramètres. Toute modification de l’ouverture ou des ISOs est visible en temps réel. Vous voyez l’impact sur votre cliché. Si, comme moi, vous avez passé presque toute votre vie de photographe avec un appareil photo à visée reflex entre les mains, ça bouleverse les habitudes. Une fois qu’on y a goûté, l’habitude est prise et il est très difficile de faire marche arrière, de revenir à un viseur qui n’interprète pas vos paramètres !

Le monde hybride offre également un gain de poids. Essentiellement sur les boîtiers, car, pour les optiques, les gains n’y sont pas vraiment. Ce qui est somme toute logique, car un hybride est un reflex dont on a enlevé la visée optique et dont le capteur a été adapté. C’est certes un peu réducteur, mais on n’en est pas si loin. Cela veut aussi dire que, pour obtenir des optiques de qualité, il faut utiliser des verres de qualité, donc lourds. Sauf à modifier la conception des optiques en tordant certaines lois optiques et utiliser des algorithmes informatiques pour redresser des images, le poids d’optiques équivalentes sera similaire.
Mais attention, il y a des revers à la médaille ! Le plus important est la consommation électrique. Même à l’arrêt (position OFF), il peut avoir une consommation qui va peu à peu décharger la batterie en cas d’inactivité. Et puis, les 2 moniteurs, celui de l’œil et l’écran arrière, sont de gros consommateurs. Il faut au moins 2 batteries pour tenir une journée dehors. Souvent, une troisième sera nécessaire. Avec le reflex, c’est souvent une batterie pour 2 jours.
Les compacts experts
Les compacts experts sont des appareils photo haut de gamme offrant une excellente qualité d’image dans un format compact. Contrairement aux compacts classiques, ils disposent de capteurs plus grands (de 1″ au Plein Format), d’objectifs lumineux et de commandes avancées, proches des reflex et hybrides.
Les marques par catégories de capteurs
| Format Capteur | Marques |
| Micro 4/3 (MFT) | Panasonic |
| APS-C | Hybride et Reflex : Canon, Nikon Hybride : Fuji, Sony Reflex : Pentax |
| Plein Format | Hybride et Reflex : Canon, Nikon Hybride : Leica, Panasonic, Sigma, Sony Reflex : Pentax |
| Moyen Format | Fuji |
Les coûts du changement
Choisir une nouvelle marque, c’est faire face à un certain nombre de difficultés. Vous allez devoir changer d’écosystème.
Le coût du matériel
Qui dit changement de marque, dit qu’il va falloir non seulement investir dans un ou plusieurs nouveaux boîtiers selon vos besoins, mais également dans un ou plusieurs objectifs. C’est le premier obstacle que vous allez rencontrer, le renouvellement presque complet de votre matériel.
La plupart des marques qui proposent des boîtiers hybrides ont fait le choix d’une nouvelle monture d’objectif. Sauf à passer par une bague adaptatrice. Celle-ci, quand elle existe, aura l’avantage de faire fonctionner vos anciens objectifs, au prix d’un alourdissement de l’ensemble. Vous veniez de gagner entre 250 et 500 gr et voilà que ce gain est déjà perdu. Sans compter que, parfois, les objectifs d’une marque ne conviennent pas toujours à un boîtier d’une autre optiquement parlant, ou que l’adaptateur ne fonctionne pas toujours parfaitement, ce qui fait qu’on y perd un peu.
Évidemment, il y a la revente du matériel actuel. Malheureusement, vous partez avec un certain nombre de handicaps :
- Si votre matériel est d’entrée de gamme, vous ne pourrez pas espérer en obtenir beaucoup.
- Même punition si le matériel est ancien. Quand je vois des annonces où un APS-C de 10 ans d’âge est vendu presque au prix du neuf, je m’interroge. À moins de tomber sur un gogo abruti, les chances de vendre sont très faibles.
- Sur les groupes Fa..B.. ou sur le site du BC, il y a une nette accélération de mise en vente de matériel de type reflex. Le passage à l’hybride pour les amateurs éclairés ou occasionnels est désormais lancé. Par rapport à 2024, le phénomène a pris une nette ampleur. Mieux, le mouvement est aussi lancé pour ceux qui ont acheté leurs hybrides dans les premières années. Ainsi, chez Canon, les R, RP, R5 et R6 se trouvent assez facilement à des prix intéressants. Pareil chez Nikon avec des Z6 ou Z6 II. Chez Sony, ce phénomène est plus ancien, ce qui est logique, car la marque a longtemps été leader sur ce marché.
- Il existe un certain nombre d’accessoires dont le prix en neuf est suffisamment peu élevé pour rendre le marché de l’occasion peu attractif. Car les personnes préféreront acheter du neuf.
Le coût de la revente du matériel
Si je vends, je vais pouvoir me constituer une cagnotte pour mes futurs achats
Combien de fois n’ai-je pas entendu cette belle litanie. La réalité est bien plus prosaïque. Car elle comporte des risques et l’on sera souvent déçu du résultat, en deçà des espérances initiales.
Tout le matériel qui vous souhaiterez vendre ne trouvera pas forcément d’acheteurs. Les raisons sont multiples, comme les tarifs, l’état vétuste, l’ancienneté… ou l’abondance de biens similaires. Sans compter que certaines marques ou modèles ne sont pas attirants. Ainsi, en 2025, est-il encore possible de vendre du matériel Pentax ? La base d’acheteurs se raréfiant, on peut penser que ce sera compliqué, qu’il ne faudra pas être pressé ni trop gourmand.
Et puis, facteur important à garder en tête, vendre est phagocytant en temps. Il faut échanger, répondre aux (nombreuses) questions avant enfin de conclure la vente. Avec parfois des acheteurs qui ne viennent pas au rendez-vous fixé ou qui renvoient le matériel acheté sous un prétexte quelconque. Certains se révèlent même être des margoulins, renvoyant un bien différent ou cassé.

Heureusement qu’il y a des magasins qui acceptent de racheter du matériel aux clients. Mais attention, ces derniers ne sont pas des philanthropes. Ils ne vont donc reprendre du matériel qu’en étant certains du potentiel d’une revente avec une forte plus-value. Le prix de rachat sera toujours en votre défaveur. Pire, ils vont parfois le descendre au-delà de toute décence. Et c’est violent.
Le coût des accessoires
Ce poste est trop souvent négligé. Pourtant, qui dit nouvelle marque veut dire :
- De nouvelles batteries. Et attention, un hybride consomme nettement plus qu’un reflex. Là où une batterie était suffisante, il en faudra 2 ou 3 pour prendre le même nombre de clichés. Les batteries d’origine coûtent cher et les « noname » ne sont pas toutes égales ! Certaines se montreront excellentes, d’autres nettement moins bonnes. Point d’attention, certains hybrides ne sont jamais réellement à l’arrêt, avec une consommation de la batterie en permanence. Cela se voit à l’écran toujours allumé malgré la position off.
- Qui dit nouveau modèle de batterie dit chargeur adapté. Alors, certes, un modèle est souvent fourni avec le boîtier, mais pas toujours. Et quand il l’est, il ne charge qu’une batterie à la fois. Assez peu pratique en déplacement, ce qui encouragera l’achat d’un chargeur double.
- Si les boîtiers hybrides disposent souvent d’un emplacement pour les traditionnelles cartes SD, de nouveaux formats sont proposés. Comme le CF Express type A, le CF Express type B ou le XQD. Tous plus chers, mais plus solides et plus rapides en écriture / lecture. Presque impératif au vu des cadences infernales proposées ! Évidemment, il faudra un lecteur de carte dédié, ce qui augmentera l’addition.
- À ces accessoires indispensables, on peut ajouter pêle-mêle grip, L-Bracket (pratique pour la photo verticale sur trépied), télécommande pour déclencher à distance, un flash (attention au TTL qui peut dysfonctionner), protection, caisson sous-marin pour les adeptes de la photo sous l’eau, etc. J’en oublie certainement.
Tous ces accessoires sont trop souvent oubliés au moment où l’on pense à changer de marque. Pourtant, ils existent et alourdissent la facture.
Le temps d’apprentissage
On peut supposer que vous connaissez votre matériel actuel presque parfaitement, sur le bout des doigts. Vous savez exactement ce que vous allez pouvoir en tirer. De même avec vos objectifs dont vous connaissez les faiblesses et les qualités. Toute cette connaissance, fruit d’années d’expérience, va partir aux oubliettes presque totalement. Changer de marque nécessite de presque tout réapprendre. Les menus ne sont pas pareils, les performances non plus. Par exemple, chez Pentax, les réglages AF ne proposent pas beaucoup d’options. Sur un Canon type R5, l’AF possède un menu dédié, avec 6 pages d’options, parfois incompatibles entre elles.
Vous n’allez pas retrouver le même niveau de maîtrise en une journée. Pendant une période plus ou moins longue, vous serez moins efficace avec votre nouvel appareil. Pas pour les réglages basiques, mais pour toutes les choses un peu plus subtiles, comme les raccourcis menus, la personnalisation des menus et des différents boutons, le fonctionnement de l’AF, les noms parfois différents pour désigner des fonctions (Canon est peut-être la marque qui vous déstabilisera le plus). Au début, vous allez mettre beaucoup de temps pour vous y retrouver. Avec le temps, vous allez acquérir de nouveaux réflexes et vous finirez par maîtriser. Au bout d’un certain temps…
Personnalisation et philosophie
Quand on changeait de boîtier au sein d’une même marque, on avait l’avantage de conserver une ergonomie puisque la philosophie restait identique. Changer, c’est tout perdre. Heureusement, il y a la personnalisation.
Certains boîtiers sont largement « reprogrammables ». Tellement, que l’on peut changer presque entièrement la façon dont fonctionne l’appareil. Sony est sans doute le champion en la matière, même si Canon offre de grandes possibilités. Là encore, il va falloir le prendre en main, savoir ce que l’on peut faire avec la personnalisation, afin d’adapter l’ergonomie à votre usage. Donc consacrer du temps à comprendre. Avec de la patience et du tâtonnement, vous pourrez même émuler le mode de fonctionnement de votre ancien boîtier. Presque, parce qu’il n’y a pas les mêmes touches ni les mêmes possibilités.
Il ne faut pas se le cacher, cela va vous prendre des mois pour pouvoir retrouver le même niveau de maîtrise que l’on avait sur la précédente marque. On ne peut pas changer des années d’habitude en un claquement de doigts. Certes, vous pouvez en passer par une formation externe afin d’accélérer la transition, mais cela aura un coût financier.
Le but n’est pas ici de vous décourager, mais que vous soyez conscient du fait que changer de marque va nécessiter en effort. Lequel sera d’autant plus important que votre pratique sera occasionnelle. Plus elle sera quotidienne, plus vite les nouveaux réflexes vont s’imprimer dans votre cerveau et vos doigts.
Des performances différentes
Les marques ont des différences entre elles. Elles ont une gestion des couleurs différentes, une gestion de la montée en ISO qui n’est pas la même et ainsi de suite. Une des tâches que vous aurez à mener est de revoir tout ou partie de votre chaîne de traitement des images. SI vous utilisez des presets, certains ne fonctionneront plus en l’état. Il faudra sans doute les refaire. Avant de retrouver parfaitement le style de vos photos, il vous faudra consacrer du temps.
Il est aussi possible, si vous n’utilisez pas un logiciel à jour, que vous soyez obligé de changer de version, voire de produit, afin que votre nouveau matériel soit reconnu et pris en compte. Donc un surcoût encore à prévoir.

Un comparatif des tarifs
Voici trois configurations que l’on peut retrouver chez les pentaxistes amateurs, éclairés ou occasionnels :
| Configuration 1 | Amateur occasionnel en APS-C | Prix constructeur |
| Boîtier de type KF ou K-70 | 949,99 € | |
| Zoom 18-135/3.5-5.6 | 549,99 € | |
| TOTAL | 1 499,98 € | |
| Configuration 2 | Amateur éclairé en APS-C | |
| Boîtier de type K-3 III | 1 999,99 € | |
| zoom 16-50/2.8 PLM AW ✭ | 1 499,99 € | |
| focale fixe 21/3.2 AL | 599,99 € | |
| focale fixe 35/2 | 499,99 € | |
| focale fixe 300/4 ✭ | 1 299,99 € | |
| TOTAL | 5 899,95 € | |
| Configuration 3 | Amateur éclairé en FF | |
| Boîtier de type K-1 mk II | 2 099,99 € | |
| zoom 24-70/2.8 | 1 299,99 € | |
| zoom 70-210/4 | 1 299,99 € | |
| zoom 150-450/4.5-5.6 | 2 199,99 € | |
| focale fixe 31/1.8 Ltd | 1 099,99 € | |
| focale fixe 21/2.4 Ltd | 1 499,99 € | |
| focale fixe 50/1.4 ✭ | 1 299,99 € | |
| focale fixe 85 1.4 ✭ | 1 999,99 € | |
| TOTAL | 12 799,92 € |
Comparons maintenant avec les tarifs pour des configurations équivalentes, mais en hybride, chez Canon, Fuji, Nikon et Sony. Cette limitation est volontaire… parce que les prix et le matériel évoluent dans le temps et qu’on ne pourra pas maintenir cette vision à jour. Et parce que nous avons écarté certaines marques très coûteuses, comme Leica ou Hasselblad.
Évidemment, on ne trouve pas exactement les mêmes objectifs ailleurs. De plus, si certains constructeurs proposent plus de modèles, avec souvent 3 niveaux : amateur, amateur éclairé, pro, d’autres n’ont pas encore une gamme assez étoffée. On a donc choisi ce qui s’en approchait le plus, le plus souvent dans la gamme intermédiaire.
Les configurations équivalentes chez CANON
| Configuration 1 | Amateur occasionnel en APS-C | Prix constructeur |
| Boîtier R100 | 579,99 € | |
| Zoom 18-150/3.5-6.3 IS STM | 519,99 € | |
| TOTAL | 1 099,98 € | |
| Configuration 2 | Amateur éclairé en APS-C (le choix de Sigma a été fait en l’absence d’équivalents chez Canon) | |
| Boîtier R7 | 1 599,99 € | |
| zoom Sigma DC DN 18-50/2.8 Contemporary | 549,00 € | |
| focale fixe Sigma DC DN 16/1.4 Contemporary | 439,00 € | |
| focale fixe 35/1.8 IS Macro STM | 579,99 € | |
| focale fixe 300/4 | Existe pas | |
| TOTAL | 3 167,98 € | |
| Configuration 3 | Amateur éclairé en FF | |
| Boîtier R6 II | 2 299,99 € | |
| zoom 24-70/2.8 IS STM
ou zoom 24-105/4 L IS USM |
1 309,99 €
ou 1 499,99 € |
|
| zoom 100-400/5.6-8 STM
ou ou zoom 100-500/4.5-7.1 L IS USM |
1 299,99 €
ou 3 299,99 € |
|
| focale fixe 28/2.8 STM | 359,99 € | |
| focale fixe 16/2.8 STM | 349,99 € | |
| focale fixe 50/1.4 L VCM | 1 599,99 € | |
| focale fixe 85 1.2 L USM | 3 199,99 € | |
| TOTAL | De 10419,93 à 12609,93 € | |
Les configurations équivalentes chez FUJI
| Configuration 1 | Amateur occasionnel en APS-C | Prix constructeur |
| Boîtier de type X-T-30 II | 949,00 € | |
| Zoom 18-135 f/3.5-5.6 | 899,00 € | |
| TOTAL | 1 848,00 € | |
| Configuration 2 | Amateur éclairé en APS-C | |
| Boîtier de type X-T5 | 1 999,00 € | |
| zoom 16-55/2.8 | 1 349,00 € | |
| focale fixe 23/2 R WR | 499,00 € | |
| focale fixe 35/2 R WR | 449,00 € | |
| focale fixe 200/2 R LM | 4 999,00 € | |
| TOTAL | 9 295,00 € | |
| Configuration 3 | Amateur éclairé en MF (pas de FF chez Fuji – attention, facteur d’agrandissement de 0,79 x) | |
| Boîtier de type GFX100S II | 5 499,00 € | |
| zoom 20-35/4 R WR | 2 799,00 € | |
| zoom 32-64/4 R LM WR | 2 499,00 € | |
| zoom 100-200/5.6 R LM WR (pas d’équivalent au 150-450) | 1 999,00 € | |
| focale fixe 30/3.5 R WR | 1 799,00 € | |
| focale fixe 45/2.8 | 1 799,00 € | |
| focale fixe 55/1.7 | 2 599,00 € | |
| focale fixe 80/1.7 | 2 599,00 € | |
| TOTAL | 21 592,00 € | |
Les configurations équivalentes chez NIKON
| Configuration 1 | Amateur occasionnel en APS-C | Prix constructeur |
| Boîtier de type Z50 II | 999,00 € | |
| Zoom DX 18-140/3.5-6.3 | 649,00 € | |
| TOTAL | 1 648,00 € | |
| Configuration 2 | Amateur éclairé en APS-C (le choix de Sigma a été fait en l’absence d’équivalents chez Nikon) | |
| Boîtier de type Z50 II | 999,00 € | |
| zoom 16-50/3.5-6.3 VR | 379,00 € | |
| focale fixe Sigma DC DN 16/1.4 | 519,00 € | |
| focale fixe Sigma DC DN 30/1.4 | 409,00 € | |
| focale fixe 300/4 | N’existe pas | |
| TOTAL | 2306,00 € | |
| Configuration 3 | Amateur éclairé en FF | |
| Boîtier de type Z6 III | 2 099,00 € | |
| zoom 28-75/2.8 | 949,00 € | |
| zoom 70-180/2.8 | 1 299,00 € | |
| zoom 180-600/5.6-6.3 | 2 099,00 € | |
| focale fixe 35/1.4 | 619,00 € | |
| Zoom 17-28/2.8 | 1 149,00 € | |
| focale fixe 50/1.4 | 549,00 € | |
| focale fixe 85/1.2 S | 3 149,00 € | |
| TOTAL | 11 912,00 € | |
Au vu des modèles et optiques disponibles en APS-C, Nikon n’est pas forcément un choix évident. À moins d’avoir deux boîtiers (FF et APS-C).
Les configurations équivalentes chez SONY
| Configuration 1 | Amateur occasionnel en APS-C | Prix constructeur |
| Boîtier de type a6400 | 890,00 € | |
| Zoom E 18-200 /3.5-6.3 | 599,00 € | |
| TOTAL | 1 489,00 € | |
| Configuration 2 | Amateur éclairé en APS-C | |
| Boîtier de type a6600 | 1 299,00 € | |
| zoom E 16-55/2.8 G | 1 059,00 € | |
| focale fixe Sigma DC DN 16/1.4 Contemporary | 439,00 € | |
| focale fixe E 35/1.8 Steadyshot | 449,00 € | |
| focale fixe 300/4 | N’existe pas | |
| TOTAL | 3246,00 € | |
| Configuration 3 | Amateur éclairé en FF | |
| Boîtier de type A7R IV | 3 699,00 € | |
| zoom FE 24-70/2.8 GM II | 2 399,00 € | |
| zoom FE 70-200/4 Macro G | 1 999,00 € | |
| zoom FE 200-600/5.6-6.3 G | 1 899,00 € | |
| focale fixe FE 35/1.4 GM | 1 599,00 € | |
| focale fixe FE 20/1.8 GM | 999,00 € | |
| focale fixe FE 50/1.4 GM | 1 499,00 € | |
| focale fixe FE 85 1.4 GM II | 2 099,00 € | |
| TOTAL | 16 192,00 € |
Attention, les tarifs sont ceux des constructeurs au moment de la rédaction de l’article, hors promotion.
Alors, changer de marque, pour laquelle ?
L’exercice est difficile et surtout complètement subjectif.
Dans le cadre d’un changement tout en restant en APS-C, Fuji propose d’excellents boîtiers. Ils maîtrisent très bien le capteur X-Trans, utilisant une matrice de filtres de couleur différente de celle de Bayer. Les améliorations portent sur l’effet de moiré réduit, l’amélioration de la netteté et une colorimétrie unique.
Si vous désirez continuer en Plein Format, vous avez les 3 mastodontes dont les performances sont sensiblement équivalentes. Pour certains, Sony dispose d’une longueur d’avance grâce à certaines bagues adaptatrices pour des montures différentes. Mais la marque est plus complexe à apprivoiser. Ce qui est aussi largement le cas pour Canon. Nikon reste sans doute la marque la plus simple à apprendre, mis à part Pentax.
En 2025, si Hasselblad et Fuji proposent des produits solides en Moyen Format, la première reste la Rolls sur le segment des capteurs à grande dimension (50,3 x 40 mm). Mais sur le segment des capteurs plus petits, 43,8 x 32,9 mm, Fuji est sans doute le meilleur choix, avec des boîtiers plus compacts.
En conclusion
Le coût d’une migration de marque ne se limite pas à l’achat d’un ou plusieurs boîtiers et les optiques associés. Il existe des coûts cachés, comme les accessoires, la formation et les modifications des process de développement. Ces deux derniers sont difficilement appréciables. Tout dépendra de votre capacité d’apprentissage et d’adaptation. Il est essentiel d’avoir à l’esprit que c’est du temps qui ne sera pas consacré à la prise de vue « comme avant », mais du temps dédié à la prise de vue pour apprendre. Tant que l’on est amateur, cela n’a guère d’importance. Quand on vit de la photo, que c’est donc votre travail, le temps d’apprentissage est un luxe qu’on a pas toujours à disposition.
Pour un amateur, j’estime qu’il faut environ une année pour retrouver un niveau de maîtrise similaire à celui qu’on avait avant. Si le gain est vraiment important, alors le changement en vaut la peine. Si vous êtes à l’aise dans une marque qui vous convient presque entièrement, qui vous permet de réaliser la quasi-totalité des clichés dans vos pratiques usuelles, alors, pourquoi changer ? Pour réaliser 10 images à l’année que vous ne pouvez pas faire avec votre matériel actuel ?
Parfois il faut savoir raison garder.
J’ai changé
Fin 2022, début 2023, la situation de Pentax avait atteint, selon moi, un point de non-retour, les dirigeants ne semblant plus avoir d’ambition. Cela m’a conduit à regarder ailleurs. Avant de décider de changer de marque, il y a eu beaucoup de calculs, beaucoup d’interrogations. À partir de mai 2023, la phase de vente d’une grande partie de mon matériel a commencé, afin de financer la future bascule (FA 50/1.4, DFA 50/1.4, DFA 85/1.4, DFA 70-210/4 et le KP). C’était le bon moment, car aujourd’hui, les conditions ne sont plus les mêmes. Je n’ai conservé que le K-1 mk II, le DFA 24-70 et le FA 31. Un matériel que je continue à utiliser.
Le choix de la marque (Canon) s’est fait tardivement, en novembre 2023. Il y a eu des tests et certaines marques ont été écartées parce qu’elles ne correspondaient pas à ce que j’attendais. La bague adaptatrice pour la monture K a fait que Sony était un choix possible. Qui a été mis de côté pour 2 raisons : le poids du matériel en voyage et le côté usine à gaz du boîtier, pensé par des informaticiens pour des techniciens. Fuji n’a pas été retenu, le Plein Format étant la cible. Le processus de choix a été long, avec beaucoup d’indécisions jusqu’à la veille de mes achats, juste avant Noël.
Un an plus tard, le switch est très loin d’être fini. Pour commencer, j’ai encore du mal avec mes habitudes de pentaxiste. L’absence de certaines fonctionnalités me manque aussi cruellement. Oui, j’ai gagné en réactivité générale, l’AF est nettement supérieure et le poids me fait moins craindre de partir en vacances. Mais j’ai aussi perdu. Mes années d’habitude pour commencer, celles qui ont fait que mon boîtier était une vraie extension de mes mains et mon cerveau.
Il est aussi possible que je n’ai pas fait le bon choix de marque. Et que je ne m’interdis pas de changer à nouveau plus tard. Ce qui explique peut-être pourquoi je n’ai que 3 objectifs… Bref, ce n’est pas aussi rose que bien des gens laissent croire.

4 réponses
Bonjour F. excellent article et lecture plus qu’agréable ! Bien sûr, changer pour une autre marque n’est, vraiment, pas de tout repos ! J’ai, aussi, pensé à Sony avec le Monster Adapter LA-FE2, bien que certains cailloux PENTAX ne fonctionnent qu’à moitié avec cette dernière ! Sony que j’ai déjà pratiqué avec un A-550, depuis 2010, en parallèle avec mon « vieux » K-10D et qui m’a donné toute satisfaction ! Beaucoup d’AVP et lors de concerts, dans de « bizarres » situations…(manifs) Ce boîtier ne m’a jamais trahi. Mais est arrivé le K1 puis le K1-II et là !!! Ben, je suis revenu à PENTAX avec une joie non dissimulée ! I♥PENTAX !!! Depuis, même enthousiasme avec ces boîtiers parfaitement efficaces et indestructibles, dans le mêmes circonstances… Je ne vais pas changer de si tôt !!! PENTAX ça maaaaarche !!! Tant que mes appareils fonctionnent, je n’irai pas voir ailleurs. ☺☺☺
Longue vie à PhotoKlub.
Merci pour ce retour.
Je préciserai que cet article n’est pas que pour les pentaxistes, mais est beaucoup plus généraliste, puisqu’il concerne toutes les personnes souhaitant changer de marque, pour une raison ou une autre. Malheureusement, nombre d’utilisateurs de Pentax s’interrogeant, ils se sentent plus concernés.
De mon côté il n’y a pas eu de switch mais les années ont permis d’investir dans différents paniers.
En Micro 4/3 :
Peu de temps après l’acquisition de mon K1, je me suis aperçu que je délaissais le K3, de moins en moins complémentaire au fur et à mesure que je me procurait mes objectifs plein format indispensables. Pour autant je l’ai vite regretté car il y avait bien des situations où j’avais besoin de matériel moins volumineux. J’ai commencé alors à m’équiper en micro four third comme boitier d’appoints à l’origine. Après m’être un peu perdu à me payer des enclumes sur des tous petits boitiers, je réserve désormais ces systèmes à des usages bien définis : street, voyage et animalier où ils ont des qualités que d’autres systèmes à plus gros capteurs ne peuvent égaler. Je n’ai pas compris le passage sur la difficulté à débuter sur ces formats, le format 4/3 personnellement j’adore et je comprend pas quelle norme ferait qu’on début mieux en 3/2 ?
En moyent format, logique pentaxiste, conclusion chez FUJI :
Le K1 je continuais à le nourrir avec des optiques plus ou moins modernes avant de pouvoir me payer les très exigeants HD-D-FA. Ces optiques, pas mal dataient de la période argentique, et le pas étant dès lors facile, je me suis procuré des boitiers argentiques aussi. Cela m’a tellement plus que je suis passé au moyen format avec le 645N. En m’équipant du 645N, j’ai investis là encore dans des optiques potentiellement mixte argentique/numérique et dès que j’ai pu trouver un 645D à prix correct j’ai investi.
Malheureusement celui là je l’ai très peu utilisé. Avec ses objectifs MF peu lumineux (et une profondeur de champs réduite par rapport à une pellicule 6×4.5cm > taille du capteur), sa montée en iso très limitée en CCD (à la limite une pellicule ça se pousse), son très long délais d’enregistrement des photos, son absence de stabilisation, il reste un appareil de studio. J’en attendais sans doute plus aussi qu’un 645N numérique, et pouvoir le sortir comme mon plein format la nuit, en intérieur etc. Des situations où il n’a jamais été très pratique
Ce que le système GFX permettait d’améliorer. le 50R offrait par exemple une mobilité inédite impossible à égaler sur un boitier type 645Z. Avec adaptation possible de toutes mes lentilles P645 en manuel, mais aussi des lentilles inférieurs à F/2 au catalogue, et bien plus avec des bagues d’adaptation (le FA77 pour plein format passe très bien dessus, pour les amateurs de bokeh spéciaux, le Helios 44K4 aussi). Ce système est aujourd’hui largement stabilisé et surtout très vivant et prometteur pour l’avenir, quand Pentax a destocké tout son catalogue 645 il y a peu. Le système Fuji GF est mon système de référence quand la qualité d’image prime avant tout.
>>> En un système plein format vivant
J’ai toujours détesté Sony. C’est pas une question de photo uniquement, C’est les jeux vidéos, la maison de disque, la HiFi hors de prix, les supports morts nés. Mais la bague d’adaptation autofocus sortie il y a quelques années a tué le game. Non seulement elle me permet de conserver mes objectifs limited que j’adore, ainsi que d’autres focales fixes extraordinaires comme les HD-D-FA 50 et 85mm. Mais en plus accepter de passer le pas vers Sony m’a ouvert la possibilité d’accéder à de superbes optiques tierses qui sont sorties ces dernières années, chez Sigma et Tamron. Un Tamron 35-150 F/2-2.8 ça change beaucoup de chose. Un Tamron 50-400mm léger et qualitatif aussi. Ces deux objectifs faisaient sens pour ma pratique quand mes Pentax HD-D-FA 70-200mm* F/2.8 et Sigma 50-500 restaient rangés à cause de leur poids et taille.
Je n’ai aucun amour pour ce A7IV, vraiment. Je le trouve pas meilleur en hauts iso que le K1, la définition d’image est aussi inférieure. Sony fait absolument tout à l’envers (le sens de la carte mémoire, de la batterie, mais tout ! c’est pire que passer de PC à Mac ce bordel). Les menus sont ubuesques, et je dis ça après avoir pratiqué pas mal de systèmes. La détection des sujets fonctionne par contre super bien et ça c’est un argument pour les hybrides de façon générale. Mais cet appareil est devenu celui du quotidien couvrant le plus d’usages au dépend de mon K1 essentiellement pour bénéficier des innovations récentes. Ainsi, je ne rate plus la netteté sur un œil avec un sujet mobile avec mes optiques pentax à F/1.4 (c’était une tannée avec le K1, seul le point central était assez précis pour ça et dès qu’on décalait on perdait le focus, l’ajustement manuel étant assez hasardeux surtout dans l’obscurité). Et je peux surtout profiter des innovations des opticiens tiers qui ont quitté Pentax, puis le monde des reflex, il y a un moment.
Ai je délaissé mon K1 pour autant ? Je l’utilise moins c’est sûr, mais plusieurs situations me le font privilégier au Sony : certaines optiques ne sont pas compatibles avec la bague d’adaptation. Je trouve le Pentax en tout point supérieur pour récupérer, en raw, le bleu de la nuit en photo nocturne ou astro. La plage dynamique de cet appareil reste fabuleuse en 2025 ! Je me suis payé la fonction de filtres GND aussi, qui me permet de n’être jamais dans une situation où j’ai « oublié » mes filtres. Mon K1 reste une tuerie pour la photo paysage, même si il n’a pas d’optiques disponibles aussi versatiles que celles citées plus haut.
Merci pour ce témoignage sur votre démarche.
Effectivement, changer de marque ne signifie pas forcément l’abandon définitif de la précédente. Comme vous, on peut conserver un ou plusieurs systèmes différents. Rien n’est gravé dans le marbre.
Le but de l’article était de montrer les raisons pouvant aboutir à un changement, et surtout les couts. Car ce n’est pas gratuit et indolore !