Troisième volet de nos carnets de voyage, consacré à La Corse. un bout de paradis, la Corse. La Corse est multiple, fougueuse, passionnante. Elle a donné un empereur à la France mais aussi un fromage capable de faire sauter un bateau pirate (selon le conteur René Goscinny). La Corse c’est des plages magnifiques, c’est un sentier de grande randonnée redoutable, et bien d’autres choses. La Corse, c’est beaucoup à la fois.
Carnet de Voyage : La Corse
Pour commencer, un peu de géographie pour qui en aurait besoin. Située à 180km des côtes françaises et 80km des côtes italiennes, la Corse est une île dont la superficie est d’environ 8 680km². Sa côte est très escarpée et, si les plages sont assez nombreuses, en profiter exige souvent quelques efforts physiques !

Ce n’est pas en une semaine que vous pourrez tout voir, tout photographier. Cette ile est très riche et les points d’intérêts très nombreux. Et si on ajoute la circulation souvent difficile, c’est de nombreux jours qu’il faudra consacrer à l’ile de beauté. Coté circulation justement, bien que la Corse ne soit pas très grande (180km par 80km dans la plus grande longueur et la plus grande largeur), le réseau routier est limité. Les routes sont, en grande majorité, des voies simples à double sens. Très peu de 2×2 voies. De plus, la côte étant très escarpée, on se retrouve très souvent sur des routes de moyenne montagne. Il faudra donc en tenir compte dans vos déplacements. Aller d’Ajaccio à Bastia dans la journée est possible, mais pas le retour. Il faut compter une moyenne horaire de 40km.
Les paysages sont extrêmement variés. Si les plages sont présentes, la Corse est aussi très montagneuse. On y trouve même au nord, un désert. Certes, ce c’est pas un désert de type saharien, mais plutôt une vaste étendue très vallonnée de pierrailles avec quelques arbustes.

A savoir avant de partir
En Corse… on parle corse en premier. Ensuite le français. Bon, on parle franchement le français mais la langue corse existe et les insulaires en sont fiers. Touristes de passage, soyez respectueux envers la population et vous serez bien accueillis. Evidemment, la monnaie locale reste l’Euro.
Coté location de voiture, pas de mauvaises surprises, ni de bonnes ! Les tarifs augmentent durant la saison touristique et l’on peut louer depuis le continent sans problème. A peu près tous les loueurs connus sont sur place. Attention tout de même, rares sont les loueurs acceptant un lieu de dépose différent du lieu de prise.
Reste l’hébergement. Il existe de très nombreux hôtels. Sachez sortir des endroits trop connus, trop touristiques. S’éloigner des grandes villes s’avère souvent intéressant en terme de tarifs. C’est comme pour la restauration, on trouve d’excellents restaurants, moins connus du public touristique, mais nettement supérieurs en terme de goût. N’hésitez pas à demander conseil auprès de votre hébergeur car ce dernier peut vous indiquer d’excellentes tables.
En parlant repas, il faut aussi dire un mot sur le vin. La Corse produit du vin blanc, rouge et rosé. Si certains produits sont insignifiants, il existe un bon terroir à vin. Certains domaines s’avèrent excellents avec de bons vinificateurs. De plus, certaines vignes poussent à proximité directe de la mer, ce qui apporte une touche particulière au vin.
Comment y aller ?
Pas de route au dessus de la Méditerranée. Reste donc le bateau ou l’avion. Côté avion, il y a 4 aéroports actifs qui relient l’ile au continent. Bastia, Calvi, Ajaccio et Figari. Deux au nord, deux au sud. Et des compagnies aériennes assez nombreuses, en provenance de nombreux pays européens. Côté bateaux, de nombreux ferries font la liaison, soit avec la France, soit avec l’Italie.
Quel matériel emporter en Corse ?
Tout ce que vous voulez ! Surtout si vous n’avez pas de contraintes. Après, ce sera selon vos pratiques photos. Néanmoins, il faut prévoir des objectifs permettant du grand angle. Il y a de nombreux paysages à photographier et il serait dommage de les rater. En cas de zoom, prévoir une focale minimale à 16 pour un APS-C et 24 pour un FF. Si je n’ai pas trouvé d’utilité à un zoom longue focale de par mes pratiques photographiques, pouvoir monter au delà de 50 (ou 70) reste malgré tout appréciable parfois (à minima 100mm, plus selon vos besoins).
Côté accessoires, le principal est un filtre polarisant. Le soleil est très présent et la mer est tout autour. Les conditions sont réunies pour « flinguer » les photos avec la luminosité excessive. Vous pouvez aussi utiliser un filtre ND 2 ou 4, afin d’éviter les sur-expositions.
L’idéal serait probablement de se munir de 2 ou 3 objectifs :
- Un 12-24 ou 18-35 côté APS-C ou 15-30 côté FF.
- Un zoom 16-85 (APS-C) ou 24-105 (FF)
- une focale fixe UGA ou longue distance (200mm ou plus), selon vos goûts.
Que photographier ?
La photo de paysage est probablement le domaine le plus prisé par le touriste. Et il vaut bien avouer que la Corse présente une grande variété de paysages. Que ce soit la Haute Corse ou la Corse du Sud, ces 2 territoires présentent des variations importantes.
La Haute Corse
Suivant le temps que vous passerez, il y aura plus ou moins de choses à voir. Néanmoins, ces 3 grands spots sont à découvrir.
La région du Cap Corse et, plus globalement, toute la partie au Nord d’une ligne Bastia-Saint Florent.

Région très sauvage où les maisons et la population se font plus rares. Les plages de sable aussi. La nature et les paysages se montrent plus rudes.

Le désert des Agriates
On ne passe pas dans le désert lui même. La route contourne cet espace. Les chemins de pierres sont tellement défoncés que seuls les 4×4 peuvent encore emprunter certaines pistes. Des promenades avec ce type de voitures sont organisées par des sociétés locales (réservation à prévoir). Sinon, il vous reste les jambes (prévoir quelques heures de traversée et de l’eau, beaucoup d’eau) ou la route de la mer ! Cette dernière permet d’accéder à quelques plages très sympathiques et nettement moins exposées aux touristes, en dehors des grandes zones de vacances.

La réserve naturelle de Scandola, patrimoine mondial de l’Unesco
Le parc est soumis à de nombreuses restrictions de manière à le protéger. La visite peut se faire à pied par l’intérieur des terres ou par voie maritime. Nombreux sont ceux qui proposent la visite par la mer. Vous aurez donc le choix entre les gros bateaux de 200 personnes et les petites structures proposant une visite nettement plus agréable. Au lieu de partir de Calvi, descendez donc jusqu’à Galéria. Quelques petites structures vous permettront de mieux profiter de ce magnifique parc.

La Corse du Sud
Si la côte Est se montre plus accueillante en terme de plages, la côte Ouest reste escarpée, avec de nombreux golfes comme ceux d’Ajaccio ou de Propriano.
Sartène, le Lion de Roccapina et Bonifacio
Sartène est un village corse typique. Il est situé au dessus de Propriano. La place de l’église vaut le détour, surtout quand des fêtes familiales s’y déroulent. On peut alors surprendre un vieux grand père, patriarche de la famille, accueillir de nouveaux membres.
Plus bas sur la côte, en allant vers Bonifacio, c’est un lion en pierre, fièrement dressé sur une falaise, que vous découvrirez. Altier, il semble protéger la côte. En dessous de lui, une superbe plage de sable très fin vous tendra ses bras.

Et puis, il y a Bonifacio, ville-port dont certaines maisons sont au dessus du vide, la falaise s’effritant petit à petit. Il est possible que les plus cinéphiles d’entre vous reconnaissent en partie « Navarone ». En effet, une partie des scènes du film « Les canons de Navarone » y fut tournée.

Les iles Lavezzi
Véritable coin de paradis, ce site n’est accessible qu’en bateau. Situées au large de Bonifacio, on n’est plus très loin de la Sardaigne. Personne n’y vit, sauf, il y a longtemps, des douaniers et, avant, des pirates.

Les plages de Santa Giula à Pallombagia
Vous cherchez de longues plages avec un bain excellent, c’est vers Santa Giula qu’il faudra se diriger. On trouve, sur toute cette partie de la côte Est, de très nombreuses plages, dont certaines ne sont accessibles qu’après quelques minutes de marche. Attention, les places de parking n’existant pas, c’est en partie sur la route qu’il faudra laisser votre véhicule. Evidemment, ne laissez rien dans celui-ci !

Attention, le pin que l’on voit sur la presqu’ile est emblématique et se retrouve sur de nombreuses cartes postales. Malheureusement, il n’existe plus. Malade, il a été détruit pour éviter de contaminer les autres pins.
La photo de rue
Elle trouvera un terrain particulièrement favorable dans les villes touristiques, en même temps que les terrasses des nombreux cafés et restaurants permettent de fixer des attitudes parfois cocasses. Si vous êtes adepte et patient, alors vous dénicherez quelques pépites.

La photo animalière
Echassiers et oiseaux de proies sont présents. Avec de la patience, vous pourrez en photographier. Lors des sorties en mer, vous aurez peut-être la chance de croiser des mérous ou des dauphins.
Ces endroits où l’on peut éviter de s’attarder
Les grandes villes. Durant les vacances, Ajaccio, Bastia, Calvi ou encore l’Ile Rousse ne sont pas si intéressantes que cela. Certes, il y a de l’histoire comme la maison natale de Bonaparte, des places d’armes, de nombreuses églises. Mais la population vacancière est telle que je préfère fuir. De plus, je pense qu’une bonne partie de la richesse photographique de la Corse ne s’y trouve pas.

Allez plutôt voir Sartène, le site de Filitosa, le lion de Roccapina, Bonifacio ou le Cap Corse. Si vous êtes marcheurs, n’oubliez pas le sentier GR20, épreuve pour vos jambes. Ces endroits sont nettement plus intéressants ! A noter que, quand vous vous trouvez du côté de Bastia, une des grandes iles qu’on voit au loin est l’ile d’Elbe.
Vous l’aurez compris, la Corse, bien que petite, regorge de merveilles. Ce carnet de voyage est bien incomplet tellement la richesse est grande. C’est sur plusieurs séjours que vous pourrez mieux découvrir cette ile. Bon voyage !
La Corse : galerie d’images
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Crédit photo : © fyve (K-20D et K-3 II selon les voyages)








